Revue des deux mondes, Volume 16 (Google eBook)

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Au Bureau de la Revue des deux mondes, 1858
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Popular passages

Page 746 - ... des honnêtes gens; mais l'athée pauvre et violent, sûr de l'impunité, sera un sot s'il ne vous assassine pas pour voler votre argent. Dès lors tous les liens de la société sont rompus, tous les crimes secrets inondent la terre, comme les sauterelles, à peine d'abord aperçues, viennent ravager les campagnes : le bas peuple ne sera qu'une horde de brigands, comme nos voleurs, dont on ne pend pas la dixième partie à nos sessions ; ils passent leur misérable vie dans des tavernes avec...
Page 132 - L'histoire, dans son commencement comme dans sa fin, «est le spectacle de la liberté, la protestation du genre «humain contre le monde qui l'enchaîne, le triomphe de «l'infini sur le fini, l'affranchissement de l'esprit, le règne «de l'âme : le jour où la liberté manquerait au monde senroit celui ou l'histoire s'arrêteroit.
Page 745 - Et si je vous disais qu'il n'ya point de nature, et que dans nous, autour de nous, et à cent mille millions de lieues, tout est art sans aucune exception.
Page 474 - Ce mélange d'écharpes bleues, de dames, de cuirasses, de violons, qui étaient dans la salle, de trompettes qui étaient dans la place, donnait un spectacle qui se voit plus souvent dans les romans qu'ailleurs. Noirmoutier, qui était grand amateur de l'Astrée*, me dit : « Je m'imagine que nous sommes assiégés dans Marcilli.
Page 464 - Au cœur du pays est le plus beau de la plaine, ceinte, comme d'une forte muraille, des monts assez voisins et arrosée du fleuve de Loire. qui prenant sa source assez près de là, passe presque par le milieu non point encore trop enflé ni orgueilleux, mais doux et paisible.
Page 745 - Si la matière mue me montre une volonté , la« matière mue selon de certaines lois me montre une' intelligence : c'est mon second article de foi.
Page 133 - Mais que sais-je ce qui va suivre? Quelle aveugle précipitation! Qui le presse? Comment ne craint-il pas de défaillir avant l'arrivée? Ah! si dans l'antique...
Page 155 - Mais ce n'est là qu'une méprise qui ne peut durer longtemps; car, en dépit de toutes nos forfanteries de princes, après nous être couronnés de myrte, nous ne pouvons même, sur ce trône de l'avenir, nous passer de larmes, de crucifiement, d'immolation, de sainteté morale. Homme, genre humain, grand roi, nouveau parvenu, qui as déjà le vertige, tu ne te délivreras pas du berceau, ni de la mort, ni de la soif de l'invisible, du beau éternel, du vrai, du pur sans tache et sans déclin. Pour...
Page 448 - Une cour ne nous donne l'idée que de plaisirs pénibles et contraints ; car , encore une fois , c'est cette idée qui fait tout. Si l'on pouvait pleicer ailleurs qu'à la campagne la scène d'une Vie tranquille et occupée seulement par l'amour, de sorte qu'il n'y entrât ni chèvres , ni brebis , je ne crois pas que cela en fût plus mal ; les chèvres et les brebis ne servent de rien : mais comme il faut choisir entre la campagne et les villes , il est plus vraisemblable que cette scène sott...
Page 789 - — Non, je n'en sais rien du tout, répondit Christian, qui reconnut le refrain des anciens chants Scandinaves de la Voluspa, et qui crut reconnaître aussi la voix des galets du Stollborg. — Ne l'interromps pas, dit le danneman. Parle toujours, Karine, on t

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