Rêveries (Google eBook)

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A. Ledoux, 1833 - 409 pages
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Popular passages

Page 21 - Ainsi livrés à tout ce qui s'agite et se succède autour de nous, affectés par l'oiseau qui passe, la pierre qui tombe, le vent qui mugit, le nuage qui s'avance, modifiés...
Page 374 - II n'est pas surprenant que l'on se soit trompé sur quelque différence qui existe entre Obermann et le Solitaire des Libres Méditations. Cette sorte d'inadvertance provient de ce que l'éditeur de l'un et de l'autre n'a pu suivre son idée première, et de la difficulté que plusieurs personnes éprouvent à considérer les notions religieuses fondamentales comme indépendantes des croyances accidentelles de chaque pays. Obermann, dit-on, se permet quelques sarcasmes relativement aux objets de...
Page 155 - La vous disposiez de l'avenir; mais auprès de la porte, la fontaine subsistait encore, et cette eau coulait sans interruption , comme au temps où ceux qui creusèrent ce bassin avaient eu aussi des espérances.
Page 354 - Il y aurait maintenant quelque chose de plus simple à entreprendre; mais ce ne sera aussi qu'une idée vaine. Il faudrait abandonner ces ébauches séparées (Obermann , Rêveries , Libres Méditations , etc.) , et puisqu'on en dispose , ou sans difficultés , ou du moins comme éditeur , il faudrait en rapprocher plusieurs parties avec un soin sévère, et en composer un volume, un seul. Mais, plus tard quelqu'autre écrivain imaginera dès...
Page 385 - Dans les grandes compositions , il convient de laisser certains traits indéfinis , pour que les masses conservent une harmonie plus imposante. Alors l'imagination occupée surtout des grands effets , sera encore excitée par cette partie vague et inconnue où il reste , comme dans la nature , des beautés possibles , afin que chacun suppose celle qu'il aime davantage, et puisse découvrir dans les -jouissances de tous une jouissance qui lui soit personnelle.
Page 112 - ... la fois sérieux et libres avec abandon , parce que la pensée est profonde , parce que , autrefois , le cœur a été un peu brisé , parce que le rire habituel ne convenait qu'à la fastidieuse gaieté des villes, parce que c'est assez, pour espérer à jamais, de se trouver là où se reunissent le bruit des eaux rapides et les murmures de la forêt à la fin du jour.
Page 369 - Passer dans l'incertitude les années de la jeunesse , et consumer celles de la force dans une contrainte inévitable ; faute de succès renoncer à la simplicité qu'on voudrait toujours , se charger de travaux inutiles , s'attacher à des soins aggravés par le dégoût...
Page 112 - On sourit sans amertume ; on voit tomber la feuille qui vient de grandir, et sans doute un jour on s'affaiblira sans trouble. De la culture, des fleurs ordinaires, des soins domestiques dont une industrie naturelle écarte les difficultés, voilà l'emploi des heures. Les entretiens sont à la fois sérieux et libres avec abandon, parce que la pensée est profonde, parce que, autrefois, le cœur a été un peu brisé, parce que le rire habituel ne convenait qu'à la fastidieuse...
Page 183 - Maisensuite, affranchi de la loi présente, le génie aura vaincu : c'est sa pensée. Elle le soutient plus haut que les abîmes où il laisse se perdre par intervalles ce soupir d'une...
Page 154 - Nous demandions qu'un jour nous fût donné dans les solitudes que jamais le labour n'eût soumises, au bord des savanes, au pied des forêts. Nous demandions à errer sans guide et sans armes, durant les nuits du tropique, quand les brises promènent dans l'espace le bruit des cataractes, et les derniers chants des oiseaux °. L'élargissement de la phrase doit peut-être quelque chose au lyrisme horizontal de Chateaubriand.

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