Les littératures provinciales avec une esquisse de géographie littéraire de la France (Google eBook)

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Bloud, 1907 - French literature - 100 pages
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Page 58 - Tous ensemble, mettez-vous simplement à marcher devant le peuple. Donnez-lui l'enseignement souverain, qui fut toute l'éducation des glorieuses cités antiques : un théâtre vraiment du peuple. Et sur ce théâtre, montrez-lui sa propre légende, ses actes, ce qu'il a fait. Nourrissez le peuple du peuple....
Page 66 - Alpilles, en moi et de moi-même, je pris la résolution : premièrement, de relever, de raviver en Provence le sentiment de race que je voyais s'annihiler sous l'éducation fausse et antinaturelle de toutes les écoles; secondement, de provoquer cette résurrection par la restauration de la langue naturelle et historique du pays, à laquelle les écoles font toutes une guerre à mort ; troisièmement, de rendre la vogue au provençal par l'influx et la flamme de la divine poésie.
Page 39 - Ces provinces, de qui les gens superficiels croient le génie éteint, fournissent encore les grandes lumières intérieures qui échauffent et qui animent la France. Nous avons vu le reflet des Ardennes sur Taine. le reflet de la Bretagne sur Renan, le reflet de la Provence sur Mistral, le reflet de notre Alsace-Lorraine sur Erckmann-Chatrian.
Page 40 - originalité profonde »... « dans son sol heurté, ses bois secrets, ses prodigieux entassements de rocs, l'infini de ses landes et la pâle lumière qui met à son front comme un bandeau de gaze mourante et lointaine (3).
Page 40 - Voici la Lorraine et son ciel: le grand ciel tourmenté de novembre, la vaste plaine avec ses bosselures et cent villages pleins de méfiance. O mon pays, ils disent que tes formes sont mesquines! Je te connais chargé de poésie. Je vois sur ton vaste camp des armes qui reposent. Elles attendent qu'un bras fort les vienne ressaisir.
Page 45 - C'est une erreur. Je montrerai plus loin, à l'article Dialectes, que les patois sont les héritiers des dialectes qui ont occupé l'ancienne France avant la centralisation monarchique commencée au quatorzième siècle, et que dès lors, le français qu'ils nous conservent est aussi authentique que celui qui nous est...
Page 12 - Celui au contraire qui se jette dans le peuple ou dans la province y fait bientôt, s'il a des yeux, d'étranges découvertes...
Page 17 - ... la langue du pays d'Oc, ainsi que les savants et les artistes qui étudient et travaillent dans l'intérêt de ce pays...
Page 11 - Autrefois, il y avait en Europe des littératures dominantes ; la nôtre a été presque universelle . Elle est peut-être encore aujourd'hui la plus répandue. Nous fournissons de drames et de comédies les scènes des capitales, mais notre art dramatique, s'il a de la force, de la finesse et de la grâce, est moins impersonnel qu'autrefois : il est plus varié, plus français et plus parisien. Il ya, dans le monde, une grande circulation de romans, mais le roman renonce aux thèses générales...
Page 65 - ... car, face contre terre, qu'un peuple tombe esclave, s'il tient sa langue, il tient la clef qui le délivre des chaînes ». (3) 1) Les Iles d'Or : A la race latine.

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