Anna: alter nominatus alter nostrum

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Éditions Ex-Æquo, Oct 24, 2011 - Comics & Graphic Novels - 64 pages
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A.N.N.A est l’Alchimie. L’alchimie entre deux mondes, ceux de l’illustration et de la littérature, mais surtout entre deux artistes, Patrice Woolley et Pascal Pacaly. Cette collaboration est née au gré du hasard, sur les fils virtuels d’une destinée qui engendra un pacte, lui, bien réel. Les deux artistes sont des fervents admirateurs de science-fiction, et bien que Pascal Pacaly, l’écrivain, oscille entre rock et poésie, il voit dans les œuvres de Tolkien ou de Dante une source intarissable d’inspiration. Il en va de même pour Stephen King et son « Salem », ou quand la fiction rejoint l’Histoire, l’histoire également la passion de l’écrivain, qui, s’appuyant sur la citation bien connue : « A la lumière du passé le présent s’éclaire » .
Patrice, l’illustrateur, donc, se veut également « tous arts » - c’est d’ailleurs la base du fondement de leur collaboration : s’ouvrir aux autres idées, aux autres hommes, bref à ce formidable reflet de l’humanité dans ce qu’elle a de meilleur : l’Art- et cite volontiers le merveilleux Oscar Wilde et le si étrange David Lynch – sans oublier les cultes Philippe Druillet ou Dave Mac Kean pour l’illustration SF-pour références.


Tout cela fourmille et se retrouve dans A.N.NA : « Alter Nominatus Alter Nostrum : un autre accusé, l’un de nous deux » Toutefois « Altere » signifie également « transformer, altérer, modifier » ce qui peut donc multiplier les fantaisies et perceptions...


A.N.N.A, c’est ainsi l’histoire d’une fille partagée entre deux mondes : celui des humains, et celui des non-humains, créateurs de la Terre. Créateurs contre habitants : voilà le débat, le conflit posé. Notre société est ce que nous en faisons. Hélas, l’Histoire nous apprend que la violence et la peur de l’autre est un gène ancré en nous. Combien de guerres parsèment nos décennies, siècles, voire millénaires ? Combien de crimes plus sanguinaires les uns que les autres parce que nous n’avons pas su comprendre notre prochain, parce que nous n’avons pas voulu apprendre de lui ? Le procès des sorcières de Salem en est l’un des plus flagrants exemples : prise dans un tourbillon de la peur de la culture amérindienne, la ville préféra alors produire un réflexe d’auto-défense qui se soldat par la mort de nombre d’innocents. Ainsi, l’humain n’aurait-il besoin de personne d’autre pour venir à bout de lui-même ?


Ici, dans A.N.N.A, les Créateurs sont les premiers à le reconnaître :...

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