Oeuvres complètes de Voltaire: Poésies (Google eBook)

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chez Thomine et Fortic, 1821
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Page 78 - Comètes que l'on craint à l'égal du tonnerre, Cessez d'épouvanter les peuples de la terre : Dans une ellipse immense achevez votre cours ; Remontez, descendez près de l'astre des jours ; Lancez vos feux, volez, et, revenant sans cesse, Des mondes épuisés ranimez la vieillesse.
Page 78 - L'émeraude, l'azur, le pourpre, le rubis, Sont l'immortel tissu dont brillent ses habits. Chacun de ses rayons, dans sa substance pure, Porte en soi les couleurs dont se peint la nature ; Et, confondus ensemble, ils éclairent nos yeux, Ils animent le monde, ils emplissent les cieux.
Page 121 - Font le brillant de la société. C'est donc ainsi, troupe absurde et frivole, Que nous usons de ce temps qui s'envole; C'est donc ainsi que nous perdons des jours Longs pour les sots, pour qui pense si courts. Mais que ferai-je? où fuir loin de moi-même?
Page 50 - Ah ! Madame, que votre vie D'honneurs aujourd'hui si remplie Diffère de ces doux instants ! Ce large Suisse à cheveux blancs Qui ment sans cesse à votre porte, Philis, est l'image du temps : On dirait qu'il chasse l'escorte Des tendres amours et des ris. Sous vos magnifiques lambris Ces enfants tremblent de paraître. Hélas ! je les ai vus jadis Entrer chez toi par la fenêtre Et se jouer dans ton taudis.
Page 133 - Vos jeunes mains cueillent des fleurs Dont je n'ai plus que les épines ; Vous dormez dessous les courtines Et des Grâces et des neuf sœurs. Je leur fais encor quelques mines ; Mais vous possédez leurs faveurs. Tout s'éteint , tout s'use , tout passe ; Je m'affaiblis , et vous croissez ; Mais je descendrai du Parnasse Content , si vous m'y remplacez.
Page 47 - Toi que le ciel jaloux ravit dans son printemps; Toi de qui je conserve un souvenir fidèle, Vainqueur de la mort et du temps; Toi dont la perte, après dix ans...
Page 76 - Tout avait déserté Cythère , Le jour, le plus beau de vos jours, Où vous reçûtes de leur mère Et la ceinture et les atours. Dieux ! quel fut l'aimable concours Des Jeux qui , marchant sur vos traces , Apprirent de vous pour toujours Ces pas mesurés par les Grâces , Et composés par les Amours ! Des Ris l'essaim vif et folâtre...
Page 236 - Je lis cet éloge éloquent Que Thomas a fait savamment Des dames de Rome et d'Athène. On me dit : « Partez promptement; Venez sur les bords de la Seine, Et vous en direz tout autant, Avec moins d'esprit et de peine.
Page 44 - Qui souffre plus de sa déloyauté ? Je ne croirai cet enfant de ma vie; Mais cette fois il a dit vérité. Ce même Amour, Vénus, et Melpomène, Loin de Paris...
Page 70 - A jamais fixent vos destins -} Et le célébrant d'un village , Dans la chapelle de Montjeu , Très-chrétiennement vous engage A coucher avec Richelieu j Avec Richelieu , ce volage , Qui va jurer par ce saint nœud D'être toujours fidèle et sage.

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