Rosa et Gertrude (Google eBook)

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J.-J. Dubochet, Le Chevalier, 1847 - Swiss fiction - 263 pages
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Popular passages

Page 45 - Je me lèverai, et je m'en irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel, et contre toi ; Et je ne suis plus digne d'être appelé ton fils : traite-moi comme l'un de tes domestiques.
Page vi - Abauzit pour les sages. A Genève, grâce à l'esprit de cité et de famille, apparaissent et se croisent de bonne heure des dynasties, des tribus de savants appliqués et honorés, les Godefroy, les Le Clerc, les Pictet, dans une sorte de renommée sans dissipation, qui ne va pas jusqu'à la gloire, et qui demeure revêtue et protégée de modestie et d'ombre. Genève est le pays qui a envoyé et comme prêté au monde le plus d'esprits distingués, sérieux et influents : De Lolme à l'Angleterre,...
Page xvi - Topffer après Goethe, et par la peinture également. Lorsque plus tard l'aimable auteur du Lépreux acheva de connaître celui dont la théorie l'avait attiré, lorsqu'il put lire ces touchantes petites productions , sœurs des siennes , la Bibliothèque de mon Oncle, le premier chapitre du Presbytère, il dut voir avec bonheur combien entre certaines natures les premières affinités trompent peu, et qu'il ya des parentés devinées à distance entre les âmes. C'est que ces quatre premiers livres...
Page xvii - ... aussi. Il se plaît à la force, à la vivacité brillante qui distingue ses jeunes ans ; il jouit aux qualités qu'amène son âge mûr, aux défauts qu'il corrige ou tempère ; il estime surtout les qualités que ne lui ôte pas la vieillesse, et souvent (qui n'en a pas été le témoin?) il le conserve par affection, même après qu'il est devenu inférieur à ses jeunes rivaux. « Si vous avez jamais voyagé à pied, n'avez-vous point senti naître en vous et croître avec les journées et...
Page xxxviii - ... triste et, à partir d'un certain moment, trop prévu. En achevant cette lecture d'un auteur chez qui la littérature est née tout entière des habitudes morales et du foyer de la vie, est-ce une conclusion purement critique que je suis tenté d'y rattacher? Irai-je représenter à M. Topffer qu'ayant une fois atteint à l'art, il lui faut tâcher désormais de s'y tenir; que l'inconvénient et la pente pour tout artiste, en avançant, est de se lâcher, surtout quand on manque d'une scène,...
Page vi - Dumont, et tant d'autres, en même temps qu'elle en a recueilli et fixé chez elle un grand nombre d'éminents de toutes les contrées aux divers temps. Mais, au milieu de toutes ces richesses, sur un seul point , si l'on consulte l'histoire littéraire de Genève, il ya presque disette, et dans les listes de Senebier, et dans les souvenirs qui les complètent, on ne rencontre pas, JeanJacques à part, un seul romancier célèbre, pas un seul poëte illustre.
Page vi - ... siècle , que de noms illustres et vénérés s'y rencontrent ! Théologie, droit public, sciences, philosophie et philologie, morale, toutes ces branches sont admirablement représentées et portent des fruits comme disproportionnés à l'œil avec le peu d'apparence du tronc ; c'est un poirier nain qui est, à lui seul, tout un verger. Certes la patrie de Cramer, de Calandrini, de Burlamaqui, de Trembley, de Bonnet et de Saussure, n'a rien à envier aux plus fières patries, surtout quand elle...
Page xiii - ont eu grand succès auprès des amateurs et connaisseurs ; je n'en pourrais donner idée à qui ne les a pas vues. Ce genre d'humour se traduit peu par des paroles ; la seule manière de le louer, c'est de le goûter et d'en rire. Je ne sais qui l'a dit le premier : règle générale, la plaisanterie d'une nation ressemble à son mets ou à sa boisson favorite.
Page ix - Topffer nous paraît à ceci une contradiction heureuse, d'autant plus heureuse que ce n'est pas un romancier simplement issu de Genève et qui se soit exercé sur des sujets étrangers, mais un romancier du cru et qui a vraiment racine dans le sol.
Page xxviii - Je ne vois que des individus épars, une écume de toutes parts bouillonnante, et quelquefois trèsbrillante en se brisant, qu'on appelle langue, et des pirates intitulés littérateurs qui font la course. Sauve qui peut dans ce désarroi , et butine .qui ose ! C'est le cas pour chacun d'aller son grand ou petit train intrépide ; c'est le cas comme pour Montaigne, à la fin du seizième siècle. Laissons faire les petits Montaigne.

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