Observations sur l'histoire de France, Volume 1 (Google eBook)

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1788
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Popular passages

Page 194 - La pefanteur ne répondant pas à l'étiquette , on les ouvrit; & l'on trouva des billes d'or , dont on fit de la monnoie pour payer les troupes. Les maximes du Duc de Bourgogne étoient : Que les Rois font faits pour les peuples , & non les peuples pour eux : Qu'ils doivent punir avec juftice , parce qu'ils font les gardiens & les manutenteurs des Lois ; donner des...
Page 193 - ... afin d'accroître la petite fortune de ce serviteur fidelle. Il pratiquoit à la lettre cette maxime si douce et si humaine , " de regarder Ses domestiques comme des amis malheureux. „ Faire sa cour , est une expression qui n'étoit point à son usage. On voulut un jour l'entraîner chez un ministre qui même l'avoit invité; on ne put jamais l'y déterminer: mais il dit qu'il le verroit volontiers, lorsqu'il ne seroit plus en place.
Page 243 - Français ne vendoient point leurs services à la patrie, ils n'imaginèrent pas d'acheter ceux des Gaulois ni des barbares qui se soumirent à leur autorité. Toute imposition devint donc inutile , et les sujets simplement obligés , ainsi que leurs maîtres , de faire la guerre à leurs dépens , quand leur cité étoit (4) commandée , ne contribuèrent comme eux qu'à fournir des voitures aux officiers publics qui...
Page 392 - Il y avait des vassaux , parce qu'il y avait des hommes fidèles qui étaient liés par leur parole , qui étaient engagés pour la guerre , et qui faisaient à peu près le même service que l'on fit depuis pour les fiefs.
Page 246 - Français , en embrassant le christianisme , n'auroient-ils pas conservé , pour les prêtres de leur nouvelle religion , les sentimens de vénération auxquels ils étoient, accoutumés à l'égard des prêtres de leurs idoles ? Ils trouvèrent dans les Gaules un clergé que la liberté des empereurs avoit comblé de privilèges, quiavoit des mœurs au milieu des richesses qu'il devoit à la piété des fidelles , qui faisoit des miracles , ou qui avoit la réputation d'en faire , et qui profitant...
Page 9 - ... féconde vérité. L'exemple de tous les âges et de tous les peuples vint sous sa plume à l'appui de ses maximes ; il ya dans tout ce qu'il a écrit une unité, je ne dirai pas de système, mais de doctrine, dont il ne s'est jamais écarté. Ses principes...
Page 5 - ... plusieurs situations qui inspirent l'intérêt le plus doux , parce qu'elles sont prises dans la nature la plus simple et la plus vraie. Les airs sont choisis avec goût, et les paroles , en général , ont paru plus soignées que celles de la plupart des ouvrages de ce genre. Eloge historique de l'abbé de Mably , discours qui a partagé le prix , au jugement de l' Académie des inscriptions et belles-lettres , en 1 787 ; par M.
Page 142 - ... qu'aux sens. Il n'a jamais prostitué sa plume » ni à la faveur, ni à l'esprit de parti : il ne » s'abaissa point, pour plaire à la multitude, » à prendre le goût à la mode et le ton du » jour, à caresser les opinions dominantes. Il » préféra des vérités sérieuses à des choses » agréables; ses ouvrages en sont la preuve: » ses Observations sur les Grecs et les Romains, » ce livre fait le pendant de celui de Montes...
Page 42 - Charlemagne : c'est à ce grand homme, qu'il regarde comme un phénomène en politique, que Mably s'est arrêté avec le plus de complaisance. 11 offre un modèle à tous les rois : il nous montre dans Charlemagne le philosophe, le patriote, le législateur. Il nous fait voir ce monarque abjurant le pouvoir arbitraire, toujours funeste aux princes : Charles reconnaît les droits imprescriptibles de l'homme, qui étaient tombés dans l'oubli.
Page 277 - ... aucun art à déguiser leurs plus grands attentats. Si Childebert II veut se défaire de Magnovalde , il le flatte , le carresse , l'attire à sa cour sous prétexte d'une fête, et le fait assassiner au milieu du spectacle. On jette son cadavre par les fenêtres du palais ; et en se saisissant de ses biens , le prince ne daigne pas même faire connoître les motifs d'un forfait qui rompt tous les liens dela société.

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