Lettres sur la Russie, la Finlande et la Pologne, Volume 1 (Google eBook)

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1842
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Popular passages

Page 226 - Nul autre peuple n'accomplit comme celui-ci la sentence de la Bible : «Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front, » II travaille sans murmurer, et souffre sans se plaindre.
Page 193 - Effleurer en tremblant tes boucles de cheveux. Adieu ! laisse-moi prendre un seul baiser de frère : Ce sera le premier, ce sera le dernier, Une larme furtive a mouillé ta paupière ; Dans ce baiser d'adieu laisse-moi l'essuyer. Que ta famille approche et qu'elle me pardonne ! Mon amour résigné ne garde point d'espoir. Comme un enfant timide au sort je m'abandonne ; Je sais que je ne dois plus jamais te revoir. Adieu donc, et de loin pense à celui qui t'aime. Mais, non ! garde à jamais le repos...
Page 320 - De distance en distance, on rencontre des villages de serfs composés de maisons en bois bâties strictement sur le même modèle, rangées comme des tentes de chaque côté de la route. On dirait que la même année, à la même heure, elles sont toutes sorties de terre à la voix d'un officier russe, car elles ont la même teinte grisâtre et sont alignées comme par une loi stratégique. Quelques-unes seulement , plus orgueilleuses que les autres , sont ornées d'un balcon en bois et de deux planches...
Page 155 - Ceux qui se dévouaient à cette honnête profession de sorciers, jouissaient d'une haute considération et d'un redoutable ascendant ; ort les recherchait et on les craignait; ils avaient, comme tous les savants des écoles., leurs disciples et leurs sectateurs, et, comme tous les puissants de la terre, leurs courtisans et leurs favoris. Malheur à qui semblait douter de leur expérience, à qui...
Page 193 - De ta voix entraînante, Je ne dois plus chercher les chants harmonieux, Ni m'asseoir près de toi, ni de ma bouche errante Effleurer en tremblant tes boucles de cheveux. Adieu ! laisse-moi prendre un seul baiser de frère : Ce sera le premier, ce sera le dernier, Une larme furtive a mouillé ta paupière ; Dans ce baiser d'adieu laisse-moi l'essuyer. Que ta famille approche et qu'elle me pardonne ! Mon amour résigné ne garde point d'espoir.
Page 191 - Uurns est plus profond et plus varié ; et s'il fallait leur chercher un pendant en Italie, on ne trouverait guère que l'idylle de Métastase. A l'époque où Franzen s'annonça comme écrivain, la littérature de convention régnait encore en Suède. On faisait de la poésie une œuvre de versification coquette et parée. Il y avait dans le monde des beaux esprits une espèce d'armoire laquée où toutes les strophes galantes, les phrases à effet, et les rimes pompeuses, étaient classées et...
Page 178 - La gelinotte est belle à voir sur la neige, l'écume de la mer est blanche sur le rivage. Plus beau est mon petit garçon , plus blanc est mon petit amour. « Le sommeil est à la porte, et demande : « N'y at-il pas ici un doux enfant au maillot, un joli garçon dans son lit? « Viens, heureux sommeil, près de son berceau; enlace l'enfant, mets-toi sous la couverture.
Page 74 - ... bout duquel était emmanchée une petite hache, il les chassait devant lui comme un troupeau de bœufs ou d'ânes jusque dans une salle où des spectateurs les attendaient. Il les y faisait ranger en un cercle après les avoir égalés et mesurés de son bâton, comme un sergent mesure les soldats avec sa hallebarde pour leur faire garder la file ; il leur faisait quantité de grimaces, de révérences muettes; ensuite il les raillait sur leur étrange équipage, et, passant du burlesque au sérieux,...
Page 266 - TOHS les sept ou huit jours, quand mon moujik, las de bâiller sur l'escalier, ne savait plus que faire, il venait relever la couverture de mon lit, versait un peu d'eau fraîche .dans ma cuvette, et s'en allait enchanté d'avoir accompli de telles merveilles. Quant à nettoyer une commode, essuyer un fauteuil, c'était une œuvre par trop indigne de lui; il laissait paisiblement les flots de poussière s'amasser sur les meubles. Quel contraste entre ces hôtels si sales, si déplaisants, et les...
Page 375 - Tobolsk, parmi les criminels condamnés à la déportation pour vols ou pour meurtres, une jeune fille d'une grace et d'une beauté angélique. Après avoir servi pendant quelque temps comme une esclave aux plaisirs de son sultan, cette malheureuse s'était laissé attendrir par un homme qui lui demandait peut-être à genoux une parole d'amour que l'autre exigeait impérieusement, et elle allait en Sibérie expier dans l'exil une heure de tendre abandon. La pauvre enfant, dit Pouschkin , habituée...

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