De l'origine des espèces: par sélection naturelle ou des lois de transformation des êtres organisés .. (Google eBook)

Front Cover
Guillaumin et cie, 1866 - Evolution - 614 pages
1 Review
  

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Contents


Common terms and phrases

Popular passages

Page 6 - Il appuie sur ce qu'il appelle le principe de finalité, « puissance mystérieuse, indéterminée, fatalité pour les uns, pour les autres volonté providentielle, dont l'action incessante sur les êtres vivants détermine, à toutes les époques de l'existence du monde, la forme, le volume et la durée de chacun d'eux, en raison de sa destinée dans l'ordre de choses dont il fait partie.
Page xxxii - ... l'animalité avait de toute éternité ses éléments particuliers, épars et confondus dans la masse de la matière; qu'il est arrivé à ces éléments de se réunir, parce qu'il était possible que cela se fît...
Page 94 - Les uns se sont même imaginé que la sélection naturelle amène la variabilité, alors qu'elle implique seulement la conservation des variations accidentellement produites, quand elles sont avantageuses à l'individu dans les conditions d'existence où il se trouve placé. Personne ne proteste contre les agriculteurs, quand ils parlent des puissants effets de la sélection effectuée par l'homme ; or, dans ce cas, il est indispensable que la nature produise d'abord les différences individuelles...
Page 232 - ... puis nous supposerons que chaque partie de cette couche transparente change continuellement et lentement de densité, de manière à se séparer en couches partielles différentes...
Page lviii - Entre races différentes, ces inégalités prennent des proportions si grandes, au point de vue intellectuel, que le législateur devra toujours en tenir compte. Mais, d'un autre côté, ces différences, tout individuelles et toutes contingentes, peuvent s'effacer, disparaître peu à peu, se fondre en mille nuances intermédiaires ; de sorte que la théorie de sélection naturelle, appliquée aux sciences sociales, ne conclut pas moins contre le régime des castes distinctes, fermées, immobiles,...
Page 99 - ... organiques et inorganiques. Nous ne voyons rien de ces lentes et progressives transformations, jusqu'à ce que la main du temps les marque de son empreinte, en mesurant le cours des âges, et même alors nos aperçus à travers les incommensurables périodes géologiques sont si incomplets, que nous voyons seulement une chose : c'est que les formes vivantes sont différentes aujourd'hui de ce qu'elles étaient autrefois (1).
Page 98 - que l'élection naturelle scrute journellement, à toute » heure, et à travers le monde entier, chaque variation, » même la plus imperceptible, pour rejeter ce qui est » mauvais, conserver et ajouter tout ce qui est bon ; » et qu'elle travaille ainsi, insensiblement et en sileace, » partout et toujours, dès que l'opportunité s'en présente, » au perfectionnement de chaque être organisé. Nous » ne voyons rien de ces lentes et progressives trans...
Page 582 - Je ne puis donc douter que la théorie de descendance ne comprenne tous les membres d'une même classe, if pense que tout le règne animal est descendu de quatre ou cinq types primitifs tout au plus et le règne végétal d'un nombre égal ou moindre. L'analogie me conduirait même un peu plus loin, c'està-dire à la croyance que tous les animaux et toutes les plantes descendent d'un seul prototype; mais l'analogie peut être un guide trompeur.
Page 583 - Darwin, il ne semble pas incroyable que les animaux et les plantes se soient formés de quelque forme inférieure intermédiaire. Si nous admettons ce point de départ, il faut admettre aussi que tous les êtres organisés, qui ont jamais vécu, peuvent descendre d'une forme primordiale unique.
Page 232 - Que ce procédé continue d'agir pendant des millions de millions d'années, et chaque année sur des millions d'individus de toutes sortes, est-il donc impossible de croire qu'un instrument d'optique vivant puisse se former ainsi jusqu'à acquérir sur ceux que nous construisons en verre toute la supériorité que les œuvres du Créateur ont généralement sur les œuvres de l'homme '. Celte citation, que nous avons à dessein donnée in extenso, nous dévoile dans son entier la pensée de Darwin.

Bibliographic information