Chansons de Gustave Nadaud: avec un portrait de l'auteur et une chanson autographe (Google eBook)

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H. Plon, 1870 - 587 pages
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Page 44 - A nous seuls les bruyantes parties, Le franc rire et les refrains joyeux; A nous seuls les chaudes sympathies; A nous seuls les amis généreux. Doux liens, où le cœur seul nous guide , Devez-vous être un jour oubliés?... A demain l'égoïsme sordide , Aujourd'hui les saintes amitiés ! Assez tôt viendront d'autres tendresses, Qui, dit-on , doivent durer toujours ; Nous avons les changeantes maîtresses, Et les nuits plus belles que les jours ! Nous avons les tailles adorables, Les yeux noirs...
Page 192 - Brigadier, répondit Pandore, Brigadier, vous avez raison. — Ah! c'est un métier difficile : Garantir la propriété; Défendre les champs et la ville Du vol et de l'iniquité! Pourtant, l'épouse qui m'adore Repose seule à la maison. — Brigadier, répondit Pandore, Brigadier, vous avez raison.
Page 389 - C'est des imprudents que nous sommes. II disait dans son oraison Que l'ambition perd les hommes. Si je pouvais trouver pourtant Deux jours sur la fin de l'automne . . . Mon Dieu ! que je mourrais content Après avoir vu Carcassonne ! " Mon Dieu ! mon Dieu ! pardonnez-moi Si ma prière vous offense ; On voit toujours plus haut que soi, En vieillesse comme en enfance. Ma femme, avec mon fils Aignan, A voyagé jusqu'à Narbonne ; Mon filleul a vu Perpignan, Et je n'ai pas vu Carcassonne ! " Ainsi chantait...
Page 191 - Deux gendarmes, un beau dimanche., Chevauchaient le long d'un sentier ; L'un portait la sardine blanche, L'autre, le jaune baudrier. Le premier dit d'un ton sonore : " Le temps est beau pour la saison. — Brigadier, répondit Pandore. Brigadier, vous avez raison.
Page 192 - Puis, ils rêvèrent en silence; On n'entendit plus que le pas Des chevaux marchant en cadence, Le brigadier ne parlait pas. Mais, quand revint la pâle aurore, On entendit un vague son : « Brigadier, répondait Pandore, Brigadier, vous avez raison.
Page 11 - G*** père et fils. Dans un quadrille à part, Voici le grand Chicard Avec grâce étalant Un pantalon qui dimanche était blanc. Ton noble front, ô grand roi de l'époque ! Porte le sceau de l'immortalité ; Mais, avec toi, ton ignoble défroque Veut-elle aller à la postérité? Dans ton rapide essor, Je te suis, Mogador ; Partage mon destin, Fille des cieux... et du quartier Latin. En te faisant si belle d'élégance, Ton père eût dû songer, en même temps, A te doter d'un contrat d'assurance...
Page 388 - Il faut faire cinq grandes lieues; En faire autant pour revenir! Ah! si la vendange était bonne! Le raisin ne veut pas jaunir : Je ne verrai pas Carcassonne ! » On dit qu'on y voit tous les jours...
Page 388 - Je me fais vieux, j'ai soixante ans, J'ai travaillé toute ma vie, Sans avoir, durant tout ce temps. Pu satisfaire mon envie. Je vois bien qu'il n'est ici-bas De bonheur complet pour personne. Mon vœu ne s'accomplira pas : Je n'ai jamais vu Carcassonne!
Page 410 - Brille la tuile au ton joyeux : Du vert qui repose la vue Et du rouge qui rit aux yeux. C'est moins un bois qu'une charmille, Plus un vallon qu'une hauteur ; C'est chaste comme la famille Et calme comme le bonheur. On sent qu'une douce existence Doit s'abriter en ce réduit ; Elle s'ouvre sur le silence Et se referme au premier bruit. Oui tout me charme et me pénètre Dans ce coin de terre et de ciel. Si j'étais fleur, j'y voudrais naître ; Abeille, j'y ferais mon miel. Rossignol, je serais fidèle...
Page 23 - Mais qu'ils sont loin, mes beaux jours d'autrefois ! La république Démocratique A détrôné les reines et les rois ! Quelle fureur a fait tourner leurs têtes ! Hommes légers , ils ont tout jeté bas ! Ils étaient fous, ils sont devenus bêtes, Et leurs journaux ne les guériront pas.

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