L. Annæ Senecæ, pars prima; sive opera philosophica ... (Google eBook)

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colligebat N. E. Lemaire, 1827
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Page 267 - Apprends à te connaître et descends en toi-même. On t'honore dans Rome, on te courtise, on t'aime, Chacun tremble sous toi, chacun t'offre des vœux, Ta fortune est bien haut, tu peux ce que tu veux ; Mais tu ferais pitié même à ceux qu'elle irrite, Si je t'abandonnais à ton peu de mérite. Ose me démentir, dis-moi ce que tu vaux, Conte-moi tes vertus, tes glorieux travaux, Les rares qualités par où tu m'as dû plaire, Et tout ce qui t'élève au-dessus du vulgaire.
Page 268 - Soyons amis, Cinna ; c'est moi qui t'en convie : Comme à mon ennemi je t'ai donné la vie ; Et, malgré la fureur de ton lâche dessein, Je te la donne encor comme à mon assassin.
Page 268 - Je suis maître de moi comme de l'univers ; Je le suis, je veux l'être. O siècles ! ô mémoire ! Conservez à jamais ma dernière victoire : Je triomphe aujourd'hui du plus juste courroux De qui le souvenir puisse aller jusqu'à vous. Soyons amis, Cinna; c'est moi qui t'en convie...
Page 267 - C'est elle qu'on adore, et non pas ta personne : Tu n'as crédit ni rang qu'autant qu'elle t'en donne, Et pour te faire choir je n'aurais aujourd'hui Qu'à retirer la main qui seule est ton appui.
Page 265 - Je ne m'en suis vengé qu'en te donnant la vie; Je te fis prisonnier pour te combler de biens...
Page 461 - On ne me vole point ma vie , répondit le philosophe ; je la donne : et qu'ai-je de mieux à faire que d'en accorder une portion à celui qui m'estime assez pour solliciter ce présent?
Page 266 - De la façon enfin qu'avec toi j'ai vécu-, Les vainqueurs sont jaloux du bonheur du vaincu.
Page 265 - Tu vois le jour, Cinna ; mais ceux dont tu le tiens Furent les ennemis de mon père et les miens. Au milieu de leur camp tu reçus la naissance ; Et lorsqu'après leur mort tu vins...
Page 265 - Cinna, prends, et sur toute chose Observe exactement la loi que je t'impose : Prête, sans me troubler, l'oreille à mes discours; D'aucun mot, d'aucun cri, n'en interromps le cours; Tiens ta langue captive; et si ce grand silence A ton émotion fait quelque violence, Tu pourras me répondre après tout à loisir : Sur ce point seulement, contente mon désir.
Page viii - Essai sur les règnes de Claude et de Néron , et sur les mœurs et les écrits de Sénèque, pour servir d'introduction à la lecture de ce philosophe.