Histoire de Marie Stuat, Volume 2 (Google eBook)

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Paulin, Lheureux et cie, 1852 - Scotland
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Page 395 - ... chercha dans la Vie des Saints, que ses filles avaient coutume de lui lire tous les soirs, un grand coupable à qui Dieu eût pardonné? Elle s'arrêta à la touchante histoire du bon Larron, qui lui sembla le plus rassurant exemple de la confiance...
Page 408 - Un drap noir fut jeté sur ses restes. Les deux comtes ne laissèrent point, selon l'usage, au bourreau, la croix d'or qu'elle avait à son cou, les chapelets qui pendaient à sa ceinture, ni les vêtements qu'elle portait avant de ' mourir, de peur que, rachetées par ses serviteurs, ces dépouilles chères et vénérées ne fussent transformées en reliques.
Page 395 - ... et à une sorte de ravissement répandu sur son visage, qu'elle s'adressait à celui en qui seul reposaient maintenant ses espérances. Au point du jour elle se leva et dit qu'elle n'avait plus que deux heures à vivre s.
Page 404 - Fletcher se mit à lire la prière des morts selon le rit anglican, tandis que Marie récitait en latin les psaumes de la pénitence et de la miséricorde, et embrassait avec ferveur son crucifix. « Madame »,lui dit durement le comte de Kent, « il vous sert peu d'avoir en la main cette image du Christ, si vous ne l'avez gravée dans le cœur.
Page 396 - Après ces derniers soins accordés aux souvenirs terrestres , elle se rendit dans son oratoire, où était dressé un autel sur lequel son aumônier, avant qu'on l'eût séparé d'elle, lui disait secrètement la messe. Elle s'agenouilla devant cet autel et lut, avec une grande ferveur, les prières des agonisants*.
Page 364 - ... le puisse finalement rencontrer alors qu'il en sera séparé. » Secondement, je prie Votre Majesté, pour l'appréhension que j'ay de la tyrannie de ceux au pouvoir desquels vous m'avez abandonnée , que je ne sois point suppliciée en quelque lieu caché, mais à la veue de mes domestiques et autres personnes qui puissent rendre tesmoignage de ma foy et...
Page 400 - Shrewsbury et de Kent qu'il fût pardonné à son secrétaire Curle, et que ses serviteurs et ses femmes fussent admis à la voir mourir. Le comte de Kent objecta que ce n'était point la coutume de laisser des femmes assister à de pareils spectacles, et craignit qu'elles ne causassent du trouble par leurs cris, et peut-être du scandale en voulant tremper leurs mouchoirs dans son sang. « Milord »,lui répondit Marie, « je vous engage ma parole qu'elles ne feront rien de semblable à ce que vous...
Page 360 - Jésus-Christ*, et lui répondit noblement qu'elle tenait de Dieu la dignité de reine, et qu'elle la rendrait à Dieu seul, avec son âme 3. Se croyant près de mourir, et toujours privée de son chapelain, elle écrivit au pape pour lui demander son absolution , sa bénédiction et ses prières. Avec le salut de son âme...
Page 384 - ... de faire un acte que Dieu et la loi défendent. Mes biens , ma place et ma vie sont à la disposition de Sa Majesté, et je suis prêt à les abandonner demain, si c'est son bon plaisir, reconnaissant que je les tiens de sa seule et gracieuse faveur; je ne désire en jouir qu'avec la bonne volonté de Son Altesse. Mais Dieu me préserve de faire un aussi pitoyable naufrage de ma conscience, ou de laisser une aussi grande tache à ma postérité , que de verser le sang sans l'autorisation de la...
Page 390 - Quand la lecture de la sentence fut achevée, Marie fit le signe de la croix. " Loué soit Dieu, dit-elle, de la nouvelle que vous m'apportez. Je n'en pouvais recevoir une meilleure, puisqu'elle m'annonce le terme de mes misères.

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