Le spectacle de la nature ou entretiens sur les particularités de l'histoire naturelle, Volume 3 (Google eBook)

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chez la veuve Etienne, 1737
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Page 516 - Dieu l'a faite : mais l'homme qui sait arpenter ses terres et mesure un tonneau d'huile ou de vin , n'a point reçu de jauge pour mesurer la capacité de l'atmosphère , ni de sonde pour sentir les profondeurs de IV byme : à quoi bon calculer les eaux de la mer dont on ne connoît pas l'étendue?
Page 456 - ... pour tailler, pour limer, pour embellir, pour produire, en un mot, toutes les commodités de la vie. En vain aurions-nous de l'or, de l'argent et d'autres métaux , s'il nous manquait du fer pour les fabriquer : ils mollissent tous les uns contre les autres. Le fer seul les traite impérieusement et les dompte sans s'affaiblir.
Page 43 - ... défaltérer, ou chercher l'ombre & la fraîcheur. La rivière ne nous plaît pas moins qu'aux animaux. Elle coule au milieu de nos habitations : nous abandonnons communément les montagnes & les bois pour fixer nos demeures le long de fon cours. Après avoir enrichi les cabanes des pêcheurs, fertilifé le féjour des laboureurs, donné de beaux points de vue aux...
Page 508 - Ôc les fouffres , dont la difperfion , le concours , & la fermentation pourront former enfuite , ici des eaux minérales , ou des bains chauds ; là des pierres précieufes; ailleurs des pierres à bâtir, & peutêtre des métaux. Comment fe perfuaderat-.on qu'une méchanique & des opérations...
Page 312 - PrulTe , ordinairement couché parmi des matières vitrioliques & bitumineufes, qui font pofées par lits les unes fur les autres , comme différentes feuilles minces qu'on prendroit au premier afpect pojr du bois.
Page 515 - Quelques savans, dit-il, ont entrepris de mesurer la profondeur du bassin de la mer, pour s'assurer s'il y avait dans la nature assez d'eau pour couvrir les montagnes ; et prenant leur physique pour la règle de leur foi, ils décident que Dieu n'a point fait une chose, parce qu'ils ne conçoivent point comment Dieu l'a faite : mais l'homme qui sait arpenter ses terres et...
Page 534 - ... confervé. On a trouvé fous terre, dans les „ Iles voifines du Nord, où il ne croît qu'un „ peu de Moufle, des Arbres très gros & de „ différente Efpèce. Ces deux fingularités fi „ furprenantes deviennent ici des chofes fort „ naturelles. Ces lieux fi ftériles aujourdhirî „ ne l'étoient point avant le Déluge , parce „ que le Printems & la fécondité étoient uni
Page 521 - ... plus grande que celle de la Mer, & que , pour donner aux Hommes plus d'efpace , la Mer étoit en partie à découvert , en partie cachée & enfoncée fous terre , en forte qu'il y eût de côté & d'autre de grands amas d'eau , ou différentes Mers , qui s'entre-communiquoient fous terre par un profond Abîme qui les unilToit toutes.
Page 485 - ... la poftérité de ceux qu'on conferve depuis des centaines d'années dans les cabinets des curieux. Les pères, & les enfans font parfaitement les mêmes. Ils font tous invariablement la copie d'un premier modèle : mais rien de plus libre que le choix de tant de différens modèles.
Page 176 - Elles fervent dans la nature, comme les ombres dans un tableau : elles donnent aux autres parties plus de relief & d'éclat : elles en font fentir toute la beauté. Dans un pays fertile & riant , l'habitude de voir des merveilles qui nous environnent & fe fuccédent fans relâche, nous y rend infenfibles.

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