Des suprêmes biens et des suprêmes maux (Google eBook)

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C. Delagrave, 1875 - 400 pages
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Popular passages

Page 349 - Ceux qu'on condamne au supplice affectent quelquefois une constance et un mépris de la mort qui n'est en effet que la crainte de l'envisager ; de sorte qu'on peut dire que cette constance et ce mépris sont à leur esprit ce que le bandeau est à leurs yeux. 22. La philosophie triomphe aisément des maux passés et des maux à venir, mais les maux présents triomphent d'elle.
Page 349 - Les hommes ne sont pas seulement sujets à perdre le souvenir des bienfaits et des injures : ils haïssent même ceux qui les ont obligés, et cessent de haïr ceux qui leur ont fait des outrages.
Page 349 - Cette clémence, dont on fait une vertu, se pratique tantôt par vanité, quelquefois par paresse, souvent par crainte, et presque toujours par tous les trois ensemble.
Page 359 - L'esprit s'attache par paresse et par constance à ce qui lui est facile ou agréable : cette habitude met toujours des bornes à nos connaissances, et jamais personne ne s'est donné la peine d'étendre et de conduire son esprit aussi loin qu'il pourrait aller.
Page 369 - Si tu te livrais imprudemment à ces plaisirs, tu aurais une conscience qui te dirait que tu fais mal et tu serais affligé. - Si tu prenais l'habitude d'agir sans réfléchir, tu aurais à craindre toute la nature en toi, et tu ne goûterais pas le repos. - Si tu sentais que tu as perfectionné ta raison assez pour distinguer ce qui serait utile ou dangereux pour toi, tu serais content de toi.
Page 366 - ... est bon qu'un seul périsse pour tous, j'admirerai cette sentence dans la bouche d'un digne et vertueux patriote qui se consacre volontairement et par devoir à la mort pour le salut de son pays. Mais si l'on entend qu'il soit permis au gouvernement de sacrifier un...
Page 179 - Le lever et le coucher du soleil, de la lune et des autres astres peuvent venir de ce qu'ils s'allument et s'éteignent selon la position où ils sont.
Page 351 - La plus subtile de toutes les finesses est de savoir bien feindre de tomber dans les pièges que l'on nous tend, et on n'est jamais si aisément trompé que quand on songe à tromper les autres.
Page 241 - L'âge, en fortifiant les membres, mûrit aussi l'intelligence et augmente la vigueur de l'âme. Ensuite, quand l'effort puissant des années a courbé le corps, émoussé les organes et épuisé les forces, le jugement chancelle et l'esprit s'embarrasse comme la langue : tout manque et fait défaut à la fois.
Page 349 - La modération est une crainte de tomber dans l'envie et dans le mépris que méritent ceux qui s'enivrent de leur bonheur; c'est une vaine ostentation de la force de notre esprit; et enfin la modération des hommes dans leur plus haute élévation est un désir de paraître plus grands que leur fortune.

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