Mémoire sur le traité fait entre Philippe-le-Hardi et le Roi de Tunis, en 1270 (Google eBook)

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1825 - 15 pages
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Page 6 - Philippe-le-Hardi était assurément celui qui avait les plus forts motifs de désirer un accommodement : il devait souhaiter qu'il lui fût permis de renoncer avec honneur à une entreprise hasardeuse, qui avait été conseillée plutôt par un zèle mal entendu que par la prudence, et où saint Louis et une grande partie de son armée avaient succombé à une funeste maladie, et de revenir en France, où sa présence, au commencement d'un nouveau règne, ne pouvait être indifférente. L'histoire...
Page 14 - Les moines , prêtres et évéques sont pris à témoins de tout le contenu du traité. Après la conclusion de l'acte et sa date, mais avant les signatures des témoins musulmans, se trouve la stipulation particulière au roi de Sicile, en ces termes :
Page 12 - Les moines et les prêtres chrétiens pourront demeurer dans les États de l'émir des croyants, qui leur donnera un lieu où ils pourront bâtir des monastères et des églises, et enterrer leurs morts ; lesdits moines et prêtres prêcheront et prieront publiquement dans leurs églises et serviront Dieu suivant les rites de leur religion, et ainsi qu'ils ont coutume de le faire dans leurs pays.
Page 11 - Abou-Abd-allah refusait de pay er le tribut accoutumé, et dont il redoutait la vengeance. Quel que soit au surplus le motif de sa conduite , il n'est guère douteux que ces ambassades ne fussent accompagnées de présens, et ces présens ont pu être convertis, dans l'opinion de l'historien musulman, en une somme offerte pour des stipulations de paix.
Page 13 - On stipule ensuite tout ce qui concerne l'évacuation, dû territoire de Tunis , et dans cette stipulation sont expressément comprises les troupes qui pourraient arriver après la conclusion du traité, et nominativement le prince Edouard d'Angleterre. La durée de la trêve est convenue pour quinze années, à partir du commencement de novembre 1270. L'indemnité pour les frais de la guerre est fixée à...
Page 5 - ... ont la conduite des affaires. » Quoi qu'il en soit en thèse générale de cette réflexion de l'annaliste, qui sans doute était bonne pour le siècle où il écrivait, il semble du moins que pour le cas particulier auquel il l'applique , elle était très-bien fondée. Entre tous les princes croisés...
Page 4 - Philippe-le-Hardi eût mieux aimé poursuivre son entreprise contre Tunis; il lui semblait facile de s'emparer de cette ville, et une fois maître de la place, il l'aurait rasée, pour ne point affaiblir, en y laissant une forte garnison , l'armée chrétienne qui devait de là porter ses armes en Syrie, et il aurait abandonné les côtes d'Afrique. Toutefois, il céda sans peine à l'avis des rois de Navarre et de Sicile, et se laissa persuader par l'espoir de recevoir une très-forte somme des...
Page 10 - ... que le roi de Tunis redoutait l'armée des croisés, et se trouvait réduit à une grande extrémité. Mais elles ne présentent aucune clause invraisemblable et inconciliable avec les devoirs rigoureux d'un prince musulman, comme...
Page 12 - On y stipule d'abord sûreté et protection entières pour les sujets du roi de Tunis, qui se trouveront , pour le commerce , dans les états des rois chrétiens , sur terre comme sur mer : les rois chrétiens ne fourniront aucun secours aux ennemis du roi de Tunis. Pareilles garanties sont accordées par le roi de Tunis •aux chrétiens qui résideront ou trafiqueront dans ses états.
Page 7 - On aurait eu droit de s'étonner d'abord qu'en convenant d'une trève qui ne devait durer que dix années, le roi de Tunis s'engageât à payer, pendant quinze ans, le tribut réclamé par le roi de Sicile, et qui était un des motifs, ou du moins un des prétextes de la guerre; et en second lieu, que le roi de Tunis eût accordé aux chrétiens la faculté de faire des prosélytes parmi les Musulmans. Cette dernière clause surtout n'aurait pas dû être admise facilement, puisque, dans la vérité,...

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