Éloge de Bossuet (Google eBook)

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Firmin Didot frères, 1847 - Church history
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Page ix - ... seul fondement on approuve et on rejette tout ce qu'on veut, sans songer qu'outre nos idées claires et distinctes, il y en a de confuses et de générales qui ne laissent pas d'enfermer des vérités si essentielles, qu'on renverserait tout en les niant. Il s'introduit, sous ce prétexte, une liberté de juger, qui fait que, sans égard à la tradition, on avance témérairement tout ce qu'on pense...
Page 297 - Monseigneur, que ce long enchaînement des causes particulières qui font et défont les empires , dépend des ordres secrets de la divine Providence. Dieu tient du plus haut des cieux les rênes de tous les royaumes ; il a tous les cœurs en sa main : tantôt il retient les passions ; tantôt il leur lâche la bride, et par là il remue tout le genre humain.
Page 77 - ... il les trouvera vérités ; il ne les fera pas telles ; car ce ne sont pas nos connaissances qui font leurs objets, elles les supposent. Ainsi ces vérités subsistent devant tous les siècles, et devant qu'il y ait eu un entendement humain : et quand tout ce qui se fait par les règles des proportions, c'est-à-dire tout ce que je vois dans la nature, serait détruit, excepté moi , ces règles se conserveraient dans ma pensée , et je verrais clairement qu'elles seraient...
Page 264 - Dieu qui a fait l'enchaînement de l'univers, et qui, tout-puissant par luimême, a voulu, pour établir l'ordre, que les parties d'un si grand tout dépendissent les unes des autres ; ce même Dieu a voulu aussi que le cours des choses humaines eût sa suite et ses proportions : je veux dire que les hommes et les nations ont eu des qualités proportionnées à l'élévation à laquelle ils...
Page 300 - Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C'est là le premier et le plus grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Page 266 - Par ce moyen tous les arts venaient à leur perfection : l'honneur qui les nourrit s'y mêlait pnrtout : on faisait mieux ce qu'on avait toujours vu faire , et à quoi on s'était uniquement exercé dès son enfance. Mais il y avait une occupation qui devait être commune ; c'était l'étude des lois et de la sagesse. L'ignorance de la religion et de la police du pays n'était excusée en aucun état. Au reste, chaque profession avait son canton qui lui était assigné.
Page 334 - Il faut donc obéir aux princes comme à la justice même, sans quoi il n'ya point d'ordre ni de fin dans les affaires. Ils sont des dieux, et participent en quelque façon à l'indépendance divine.
Page 297 - Mais que les hommes ne s'y trompent pas : Dieu redresse quand il lui plaît le sens égaré; et celui qui insultait à l'aveuglement des autres tombe lui-même dans des ténèbres plus épaisses , sans qu'il faille souvent autre chose pour lui renverser le sens que ses longues prospérités.
Page 298 - C'est pourquoi tous ceux qui gouvernent se sentent assujettis à une force majeure: ils font plus ou moins qu'ils ne pensent, et leurs conseils...
Page 216 - ... et à découvert, la vue qui réforme en nous et y achève l'image de Dieu , selon ce que dit saint Jean 3, que « nous lui « serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il

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