De l'influence du Christianisme sur le droit civil des Romains (Google eBook)

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Charles Hingray, 1843 - Roman law - 368 pages
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Page 75 - Et pereuntibus addita ludibria, ut ferarum tergis contecti, laniatu canum interirent, aut crucibus affixi, aut flammandi, atque ubi defecisset dies, in usum nocturni luminis urerentur.
Page 138 - VIe siècle d'une tutelle rétrograde. Chrétien et homme de son époque, il osa trancher dans le vif les racines d'un passé aristocratique et païen. Alors s'assoupit sur presque tous les points le long antagonisme qui avait partagé la jurisprudence. De mémorables témoignages signalent cette conclusion. Ainsi, par exemple, l'égalité s'empare des personnes et des choses ; elle efface les différences entre tous les affranchis, et nivelle les rangs libres en même temps qu'elle...
Page 55 - Tout en ménageant les prétentions et les susceplibililés philosophiques qui l'écoutaient, l'éloquent juriste vient à s'expliquer comme il suit : « La croix sur laquelle Jésus-Christ avait été immolé était devenue l'étendard d'une religion qui allait régénérer le monde, et les apôtres étaient partis de la Judée pour apporter aux nations la parole évangélique. Tout ce qu'il y avait de principes civilisateurs disséminés dans les diverses écoles philosophiques qui partageaient...
Page 233 - Il a voulu répandre par ce sacrement une bénédiction abondante sur la source de notre naissance, afin que ceux qui s'unissent dans cet état ne songent qu'à avoir des enfants, et moins à en avoir qu'à en donner à Dieu, qui ressemblent à leur Père céleste. Le lien du mariage rend les deux personnes inséparables, et la mort seule peut rompre ce lien.
Page 152 - Et vous, maîtres, témoignez de même de l'affection à vos serviteurs , ne les traitant point avec rudesse et avec menaces, sachant que vous avez les uns et les autres un maître commun dans le ciel, qui n'aura point d'égard à la condition des personnes . JO.
Page 152 - ... menaces ; sachez que vous avez , les « uns et les autres , un maître commun dans « le ciel, qui n'aura point d'égards à la con
Page 80 - Puis l'illustre philosophe conclut ainsi :—" II est donc évident que les uns sont naturellement libres, et les autres naturellement esclaves, et que, pour ces derniers, l'esclavage est aussi utile qu'il est juste.
Page 77 - H voit entre les hommes une parenté naturelle (5) qui touche presque à la fraternité universelle des disciples du Christ. Avec quelle philanthropie ardente il revendique les droits de l'humanité pour l'esclave né de la même origine que nous (6), asservi par le corps, mais libre par l'esprit (7)!
Page 56 - ... une descente de l'esprit d'en haut sur les classes déshéritées de la science et plongées dans les ténèbres du polythéisme. La philosophie antique, au milieu de ses mérites, a eu le tort impardonnable d'être restée froide devant les maux de l'humanité. Renfermée dans le domaine de la spéculation, au profit de quelques hommes d'élite, elle fut une occupation ou un amusement de l'intelligence, jamais une tentative énergique et courageuse pour réformer en grand la société et l'arracher...
Page 147 - Nos esclaves sont nos ennemis, disait Caton : mot cruel, qui servait d'excuse à tout ce que la tyrannie domestique peut inventer de plus odieux! C'était aussi la maxime constante de ce parangon de vertu, de vendre ses esclaves déjà sur l'âge à un prix quelconque, plutôt que de supporter ce qu'il considérait comme un fardeau inutile, et de permettre à ses esclaves mâles d'avoir commerce avec ses femmes esclaves, moyennant quelque argent...

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