La conquête de Plassans (Google eBook)

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Charpentier, 1880 - 402 pages
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Review: La Conquête de Plassans (Les Rougon-Macquart #4)

User Review  - Faouzia - Goodreads

i can never have enough of emile zola!!! he is really my favourite author :) Read full review

Review: La Conquête de Plassans (Les Rougon-Macquart #4)

User Review  - Lars Williams - Goodreads

I read the English translation by Brian Rhys, published (as 'A Priest in the House') by Elek in 1957, long out of print but easy to track down on e-bay and the like. At the time of writing this is the ... Read full review

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Common terms and phrases

Popular passages

Page 262 - Elle usait ses genoux sur les dalles de SaintSaturnin, vivait dans les cantiques, dans les adorations, se soulageait en face des ostensoirs rayonnants, des chapelles flambantes, des autels et des prêtres luisants avec des lueurs d'astres sur le fond noir de la nef. Il y avait, chez elle, une sorte d'appétit physique de ces gloires, un appétit qui la torturait, qui lui creusait la poitrine, lui vidait le crâne, lorsqu'elle ne le contentait pas. Elle souffrait trop, elle se mourait, et il lui fallait...
Page 216 - Elle était heureuse de ces coups. La main de fer qui la pliait, la main qui la retenait au bord de cette adoration continue, au fond de laquelle elle aurait voulu s'anéantir, la fouettait d'un désir sans cesse renaissant. Elle restait néophyte, elle ne descendait que peu à peu dans l'amour, arrêtée brusquement, devinant d'autres profondeurs, ayant le ravissement de ce lent voyage vers des joies qu'elle ignorait. Ce grand repos qu'elle avait d'abord goûté dans l'église, cet oubli du dehors...
Page 268 - Elle rêvait qu'on la battait de verges, que le sang coulait de ses membres; elle éprouvait à la tête de si intolérables douleurs qu'elle y portait les mains, comme pour arracher les épines dont elle sentait les pointes dans son crâne.
Page 262 - Il y avait, chez elle, une sorte d'appétit physique de ces gloires, un appétit qui la torturait, qui lui creusait la poitrine, lui vidait le crâne, lorsqu'elle ne le contentait pas. Elle souffrait trop, elle se mourait, et il lui fallait venir prendre la nourriture de sa passion, se blottir dans les chuchotements des confessionnaux, se courber sous le frisson puissant des orgues, s'évanouir dans le spasme de la communion. Alors, elle ne sentait plus rien, son corps ne lui faisait plus mal. Elle...
Page 404 - Serge, debout devant le lit, les joues ruisselantes de larmes, soutenait la tête de la mourante. Elle n'avait point encore repris connaissance. Les dernières lueurs de l'incendie éclairaient la chambre d'un reflet rouge. Un hoquet secoua Marthe. Elle ouvrit des yeux surpris, se mit sur son séant pour regarder autour d'elle. Puis, elle joignit les mains avec une épouvante indicible, elle expira, en apercevant, dans la clarté rouge, la soutane de Serge.
Page 19 - Comme il passait devant la porte de la salle à manger, toute blanche de la clarté vive de la lampe, toute bruyante du bavardage des enfants, il allongea la tête, disant de sa voix souple : — Permettez-moi de vous remercier encore et de nous excuser de tout ce dérangement... Nous sommes confus... — Mais non, mais non! cria Mouret; c'est nous autres qui sommes désolés de n'avoir pas mieux à vous offrir pour cette nuit. Le prêtre salua, et Marthe rencontra de nouveau ce regard clair, ce...
Page 216 - J'ai eu tort de vous accepter, répétait-il souvent; je ne veux que des âmes obéissantes. » Elle était heureuse de ces coups. La main de fer qui la pliait, la main qui la retenait au bord de cette adoration continue, au fond de laquelle elle aurait voulu s'anéantir, la fouettait d'un désir sans cesse renaissant. Elle restait néophyte, elle ne descendait que peu à peu dans l'amour, arrêtée brusquement, devinant d'autres profondeurs, ayant le ravissement de ce lent voyage vers des joies...
Page 299 - ... L'abbé Faujas, maintenant, laissait parler politique devant lui. Il donnait même parfois un avis, était pour l'union des esprits honnêtes et religieux. Alors, tous renchérissaient, M. Péqueur des Saulaies, M. Rastoil, M. de Bourdeu, jusqu'à M. Maffre. Il devait être si facile de s'entendre entre gens de bien, de travailler en commun à la consolidation des grands principes, sans lesquels aucune société ne saurait exister! Et la conversation tournait sur la propriété, sur la famille,...
Page 270 - Il mit une de ses fortes épaules contre la porte, qu'il enfonça, d'un effort lent et continu. Les femmes se précipitèrent dans la chambre, où le plus étrange des spectacles s'offrit à leurs yeux. Au milieu de la pièce, sur le carreau, Marthe gisait, haletante, la chemise déchirée, la peau saignante d'écorchures, bleuie de coups. Ses cheveux dénoués s'étaient enroulés au pied d'une chaise; ses mains avaient dû se cramponner à la commode avec une telle force, que le meuble se trouvait...
Page 18 - Marthe, placée devant la fenêtre, aperçut sa grosse tète nue, aux cheveux courts, grisonnant déjà vers les tempes. Une dernière lueur rouge alluma ce crâne rude de soldat, où la tonsure était comme la cicatrice d'un coup de massue ; puis, la lueur s'éteignit, le prêtre, entrant dans l'ombre, ne fut plus qu'un profil noir sur la cendre grise du crépuscule. Ne voulant pas appeler Rose, Marthe alla chercher ellemême une lampe et servit le premier plat.

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