Œuvres: Correspondance (Google eBook)

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Deterville, 1817
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Popular passages

Page 161 - ... l'un fils d'un de mes anciens amis du bon temps, c'est-à-dire avant que j'eusse aucun nom dans le monde; et l'autre, maire de cette ville, et proche parent du premier. Durant cet acte si court et si simple, j'ai vu fondre en larmes ces deux dignes hommes, et je ne puis vous dire combien cette marque de la bonté de leurs cœurs m'a attaché à l'un et à l'autre.
Page 163 - SENTIMENT DU PUBLIC SUR MON COMPTE DANS LES DIVERS ÉTATS QUI LE COMPOSENT. Les Rois et les Grands ne disent pas ce qu'ils pensent, mais ils me traiteront toujours généreusement.
Page 324 - Pauvres aveugles que nous sommes ! Ciel , démasque les imposteurs , Et force leurs barbares cœurs A s'ouvrir aux regards des hommes.
Page 447 - Ma femme est malade depuis longtemps , et le progrès de son mal , qui la met hors d'état de soigner son petit ménage , lui rend les soins d'autrui nécessaires à elle-même quand elle est forcée à garder son lit. Je l'ai jusqu'ici gardée et soignée dans toutes ses maladies; la vieillesse ne me permet plus le même service : d'ailleurs le ménage , tout petit qu'il est, ne se fait pas tout seul; il faut se pourvoir au dehors des choses nécessaires à la subsistance, et les préparer; il faut...
Page 305 - Ce n'est point par des plaisirs entassés qu'on est heureux, mais par un état permanent qui n'est point composé d'actes distincts : si le bonheur n'entre, pour ainsi dire, en dissolution dans notre âme, s'il ne fait que la toucher, l'effleurer par quelques points, il n'est qu'apparent, il n'est rien pour elle.
Page 248 - Jésus, que ce siècle a méconnu, parce qu'il est indigne de le connaître, Jésus qui mourut pour avoir voulu faire un peuple illustre et vertueux de ses vils compatriotes...
Page 160 - ... prendre, ils me feront peut-être du bien sans le vouloir. —, Mon principal objet est bien, dans ce petit voyage, d'aller sur la tombe de cette tendre mère que vous avez connue, pleurer le malheur que j'ai eu de lui survivre ; mais il y entre aussi, je l'avoue, du désir de donner si beau jeu à mes ennemis, qu'ils jouent enfin de leur reste, car vivre sans cesse entouré de leurs satellites flagorneurs et fourbes est un état pour moi pire que la mort.
Page 449 - Du reste , de quelque façon qu'on me traite , qu'on me tienne en clôture formelle , ou en apparente liberté, dans un hôpital, ou dans un désert, avec des gens doux ou durs , faux ou francs (si de ceux-ci il en est encore), je consens à tout, pourvu qu'on rende à ma femme les soins que son état exige , et qu'on me donne le couvert, le vêtement le plus simple, et la nourriture la plus sobre jusqu'à la fin de mes jours , sans que je ne sois plus obligé de me mêler de rien. Nous donnerons...
Page 111 - ... à ne l'avoir pas fait. Ai-je donc besoin , pour mieux sentir mon malheur, que vous m'en fassiez encore un crime? cela n'est pas trop humain. Mais votre souvenir me console de vos reproches ; j'aime mieux vous savoir injuste qu'indifférente , et je voudrois être grondé de vous tous les jours au même prix.
Page 163 - Les Prêtres vendus aux philosophes aboient après moi pour faire leur cour. Les Beaux Esprits se vengent, en m'insultant, de ma supériorité qu'ils sentent. Le Peuple, qui fut mon idole, ne voit en moi qu'une perruque mal peignée et un homme crotté.

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