Œuvres choisise de A. Rivarol ... (Google eBook)

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Librairie des Bibliophiles, 1880 - French literature - 365 pages
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Page 26 - C'est moi jusqu'à présent qui fais tout pour le bonheur de mes peuples, et il est rare peut-être que l'unique ambition d'un souverain soit d'obtenir de ses sujets qu'ils s'entendent enfin pour accepter ses bienfaits.
Page 324 - ... où je me trouve, et je vous avais fait dire que je voulais recevoir devant vous le marquis de La Fayette, afin de profiter de vos conseils; mais il est venu avant vous, et je n'ai plus rien à vous dire, sinon que je n'ai pas eu l'intention de partir, et que je ne m'éloignerai jamais de l'Assemblée nationale.
Page 67 - Il n'est point de siècle de lumières pour la populace ; elle n'est ni française , ni anglaise , ni espagnole. La populace est toujours et en tout pays la même , toujours cannibale , toujours anthropophage ; et quand elle se venge de ses magistrats, elle punit des crimes qui ne sont pas toujours avérés par des crimes certains.
Page 348 - Il serait difficile de peindre la confuse et lente ordonnance de cette marche, qui dura depuis une heure et demie jusqu'à sept. Elle commença par une décharge générale de toute la mousqueterie de la garde de Versailles et des
Page 160 - ... enthousiasme gagna toute la noblesse ; le zèle prit la marche du dépit; on fit sacrifices sur sacrifices : et comme le point d'honneur, chez les Japonais, est de s'égorger en présence les uns des autres, les députés de la noblesse frappèrent à l'envi sur eux-mêmes, et du même coup sur leurs commettants.
Page 49 - C'est à quoi se réduit cette prise de la Bastille , tant célébrée par la populace parisienne. Peu de risques , beaucoup d'atrocités de leur part, et une lourde imprévoyance de la part de M. de Launay ; voilà tout : ce ne fut, en un mot , qu'une prise de possession. La populace , ivre d'amour-propre et de rage , porta sur un char de triomphe je ne sais quel déserteur des gardes-françaises , qui s'était jeté le premier sur le pont-levis de la Bastille ; on lui donna une croix de St.
Page 76 - Quand une vaste monarchie prend une certaine pente , il faudrait d'abord s'arrêter sur les dépenses de toutes sortes, parce qu'en tout il vaut mieux dépendre de soi que des autres , et qu'un roi économe est toujours le maître de ses sujets et l'arbitre de ses voisins; un roi débiteur n'est qu'un esclave qui n'a ni puissance au dedans , ni influence au dehors. Ensuite , lorsqu'on veut empêcher les horreurs d'une révolution , il faut la vouloir et la faire soi-même : elle était trop nécessaire...
Page 68 - Ah ! ne soyez pas plus savants que la nature. Si vous voulez qu'un grand peuple jouisse de l'ombrage et se nourrisse des fruits de l'arbre que vous plantez, ne laissez pas ses racines à découvert.... Pourquoi révéler au monde des vérités purement spéculatives?
Page 97 - Europe ne nous vendent que le présent et le futur ; en quoi ils se montrent moins conséquents et moins magnifiques que le monarque chinois. Les rois de France guérissent leurs sujets de la roture, à peu près comme des écrouelles, à condition qu'il en restera des traces.
Page 52 - ... s'il est vrai que les conjurations soient quelquefois tracées par des gens d'esprit, elles sont toujours exécutées par des bêtes féroces. Les...

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