La renaissance de la littérature hébraïque (1743-1885): essai d'histoire littéraire (Google eBook)

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Société nouvelle de librairie et d'édition (G. Bellais), 1902 - Hebrew literature, Modern - 233 pages
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Popular passages

Page 9 - ... les qualifiant de déshérités, et dont la dominante n'était pas précisément l'humilité. Si « le retour à la langue et aux idées du passé glorieux marque une étape décisive dans le chemin agité du peuple juif », on ne comprend pas très bien comment la littérature hébraïque moderne « fournit des documents précieux sur la marche que les idées nouvelles ont suivie pour pénétrer dans un milieu qui s'est toujours montré réfractaire aux courants d'esprit venus du dehors. Cette...
Page 66 - Il était ennemi du rationalisme, et le combattit toute sa vie. La science, dont il ne nie pas l'importance, ne vaut pas, pour lui, le sentiment religieux, qui seul est capable d'établir la suprématie de la morale.
Page 164 - Dieu dont toute la Terre est l'autel. Nous y montons comme holocaustes envoyés par les autres ou comme victimes liées par les préceptes de nos propres rabbins. Un troupeau en plein désert, des brebis dévorées sans cesse par les loups. Nous crions . . . vainement, nous nous lamentons en pure perte.
Page 175 - Comme le hasard s'est montré dur pour moi! J'ai reçu une éducation en contradiction avec tout ce dont je pouvais avoir besoin plus tard. J'ai été élevé pour être une célébrité rabbinique, et me voilà employé de commerce; j'ai été élevé dans un monde imaginaire pour être un...
Page 219 - Quoi qu'il en soit, ses romans encore plus que ses articles ont exercé pendant dix-huit ans une influence sans pareille sur ses lecteurs. D'ailleurs la vie du ghetto russe, ses misères et ses passions, les types positifs et négatifs de ce monde qui s'en va, ont été reproduits dans les écrits de Smolensky avec une telle puissance de réalisme et une telle connaissance des choses, que d'ores et déjà il est impossible de se faire une idée exacte du judaïsme russo-polonais sans avoir lu Smolensky.
Page 203 - ... d'un abaissement matériel et social qui n'a pas son pareil. Observateur fidèle, impressionniste, réaliste sans emphase, il nous révèle à chaque page des existences méconnues, des croyances extravagantes, des agitations, des maux, des grandeurs et des misères dont le monde civilisé ne se douterait jamais. C'est l'odyssée d'un aventurier du ghetto, c'est la vie et les pérégrinations de l'auteur luimême, agrandies, entourées de fictions, qu'il prête...
Page 66 - Il put alors s'adonner librement à la science et former des disciples, devenus célèbres pour la plupart. fonde, un grand goût littéraire et une culture moderne. Tempérament méridional, le sentiment l'emportait chez lui sur la raison. Travailleur infatigable, l'esprit toujours en éveil, il était également versé dans la philologie, l'archéologie , la poésie et la philosophie. Il s'est essayé dans toutes ces branches, sans jamais tomber dans la médiocrité. Il créa la science du judaïsme...
Page 17 - Guarini, par le souffle poétique qui l'anime et par le goût artistique qui distingue son auteur, est encore très goûté des lettrés, malgré ses prolixités et l'absence de toute action dramatique. C'était alors un monde nouveau que l'auteur venait de révéler par cette exaltation de la vie rurale dans une littérature dont les représentants les plus éclairés se ,refusaient de voir dans le Cantique des cantiques autre chose qu'un symbolisme religieux, à tel point que toute notion réelle...
Page 187 - II démontre avec conviction que le véritable nationalisme ne s'oppose pas ' à la réalisation définitive de l'idéal de fraternité universelle. Le dévouement national n'est qu'une phase supérieure du dévouement pour la famille. Dans la nature même, nous voyons que, plus les individualités sont distinctes, plus grande est leur supériorité et leur indépendance. La différenciation est la loi du progrès. Pourquoi ne pas appliquer cette règle aux groupes humains ou aux nations ? — La...
Page 164 - Nous y montons comme holocaustes envoyés par les autres ou comme victimes liées par les préceptes de nos propres rabbins. Un troupeau en plein désert, des brebis dévorées sans cesse par les loups. Nous crions . . . vainement, nous nous lamentons en pure perte. Le désert nous enferme de tous côtés, la terre est de cuivre, les cieux sont d'airain. Certes, ce n'est pas un troupeau ordinaire que nous formons. Nous survivons à toutes les hécatombes. Mais en sera-t-il toujours ainsi ? Un troupeau...

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