Oeuvres philosophiques du père André ...: avec une introduction sur sa vie et ses ouvrages (Google eBook)

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A. Delahays, 1843 - 392 pages
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Page 114 - Un vers était trop faible, et vous le rendez dur; J'évite d'être long , et je deviens obscur : L'un n'est point trop fardé , mais sa muse est trop nue ; L'autre a peur de ramper, il se perd dans la nue.
Page lii - Port-Royal et le confrère de Quesnel; ce n'est plus que le Platon du christianisme, l'ange de la philosophie moderne, un penseur sublime, un écrivain d'un naturel exquis et d'une grâce incomparable. Retenir, altérer, détruire la correspondance d'un tel personnage, c'est dérober le public, et à quelque parti qu'on appartienne, c'est soulever contre soi les honnêtes gens de tous les partis (1).
Page xvii - J'en suis au premier volume de la Recherche de la Vérité, dont j'ai fait l'analyse assez longue. Je me suis attaché particulièrement à rassembler dans un discours suivi tous les principes du P. Malebranche qui ont rapport à son dessein , en laissant ses écarts. Ce serait être peu sincère que de vous dire qu'en cela il n'ya point de difficulté , et jamais je n'ai mieux compris la différence qu'il ya entre lire un livre pour l'abréger et le lire simplement pour l'entendre ; mais la méditation...
Page lxxiv - Mon adresse, pour cette fois, sera, si vous le jugez à propos, au P. Malbran, jésuite, aux pensionnaires de la Flèche, ou bien à mademoiselle de la Pidoussière : c'est une jeune personne fort sage et fort spirituelle, qui, depuis cinq ou six ans, n'a de goût que pour l'Évangile et pour la recherche de la vérité.
Page ccxxxv - ... l'esprit humain, après s'être traîné deux mille ans sur les vestiges d'Aristote, se trouvait encore aussi loin de la vérité. Enfin parut en France un génie puissant et hardi , qui entreprit de secouer le joug du prince de l'école. Cet homme nouveau vint dire aux autres hommes que pour être philosophe il ne suffisait pas de croire, mais qu'il fallait penser. A cette parole toutes les écoles se troublèrent. Une vieille maxime régnait encore : Ipse dixit...
Page ccxxxv - ... savoir. Disciple de la lumière, au lieu d'interroger les morts et les dieux de l'école, il ne consulta que les idées claires et distinctes, la nature et l'évidence.
Page ccxxxv - Il fallait aux sciences un homme de ce caractère, un homme qui osât conjurer tout seul avec son génie contre les anciens tyrans de la raison, qui osât fouler aux pieds ces idoles que tant de siècles avaient adorées.
Page lxxxviii - France assez stupide pour ne pas convenir que parmi leurs opinions il y en ait de fort raisonnables. Ce langage m'étonne extrêmement; car la vérité est que cette doctrine est en toute sa substance opposée à la bonne théologie, et même en plusieurs articles à la foy. Vous savez qu'elle a été réprouvée à Rome, par M. de Paris et par quelques universitez. Vous ne pouvez ignorer que le père général et les supérieurs la défendent , que la compagnie prétend non-seulement qu'on ne l'approuve...
Page xxvi - J'avance toujours dans mon histoire , et me voilà bientôt à la fin de la première partie du Traité de morale. Je tâcherai d'en avoir fait toutes les analyses avant le commencement de juin , où mon emploi me demande une interruption d'un mois. Mais je reprendrai mon travail en juillet jusqu'à nouvel ordre, car on ne sait ce qui peut arriver. Vous pouvez assurer le RP Lelong que j'ai reçu la lettre qu'il me fit l'honneur de m'écrire au commencement de cette année, avec quelques éclaircissements...
Page 7 - Où est-ce donc que vous la voyez, cette unité qui vous dirige dans la construction de votre dessin, cette unité que vous regardez dans votre art comme une loi inviolable, cette unité que votre édifice doit imiter pour être beau, mais que rien sur la terre ne peut imiter parfaitement, puisque rien sur la terre ne peut être parfaitement Un...

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