Correspondance de madame Élisabeth de France, publ. par F. Feurllet de Conches (Google eBook)

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Plon, 1868
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Page 114 - Trianon, où on leur a apporté de quoi manger. Le lendemain , ils ont été reçus à merveille : la milice bourgeoise et la municipalité ont été les chercher; on les a amenés en triomphe dans la Place d'Armes, où on leur a fait prêter le nouveau serment de fidélité à la Nation, au Roi et à la Loi. C'est le premier qui ait été porté en présence des officiers municipaux.
Page 159 - ... n'obtient la vie sauve qu'en se laissant dépouiller, il m'est impossible de ne pas appeler cela une guerre civile. De plus, jamais l'anarchie ne pourra finir sans cela; et je crois que plus on retardera, plus il y aura de sang répandu. Voilà mon principe. Il peut être faux; cependant, si j'étois roi, il seroit mon guide, et peut-être éviteroit-il de grands malheurs.
Page 264 - Pour moi, quoique très-aristocrate, je ne puis m'empêcher de regarder sa mort comme un trait .de la Providence sur ce royaume. Je ne crois pas que ce soit par des gens sans principes et sans mœurs que Dieu veuille nous sauver. Je garde cette opinion pour moi, parce qu'elle n'est pas politique 3 ; mais j'aime mieux mille fois celles qui sont religieuses.
Page 203 - Malgré cela, cette pauvre Lastic étoit touchée aux larmes. Si elle eût été seule, je crois qu'elle auroit beaucoup eu de ressemblance avec la Madeleine. Au reste , c'est très-heureux d'avoir une dévotion aussi tendre ; mais quand on ne l'a pas , il faut s'en humilier et non s'en troubler. Adieu, ma petite. Quant aux nouvelles, je te dirai que je ne suis pas plus au courant qu'il ne faut. Je sais seulement que l'on tient toujours des propos indignes sur la Reine. On dit, entre autres choses,...
Page 397 - C'est encore une grande croix pour cette pauvre de Tilly. Je dois lui écrire demain ; son mari lui a annoncé cette nouvelle, Lastic ayant eu la bonté de lui écrire. Donne-moi de tes nouvelles, je t'en prie. Je crains (1) Papiers de famille de M. le marquis de Raigecourt. que le saisissement que tu as eu ne te fasse mal. Cependant, j'ai confiance que la Providence veillera sur toi et sur la petite Hélène. Tu auras reçu peu de jours après que tu m'as ecrit, une belle épître de moi, qui, j'espère,...
Page 438 - Que j'ai souffert pour vous ! Un temps viendra, j'espère, où je pourrai vous embrasser et vous dire que jamais vous ne trouverez une amie plus vraie et plus tendre que moi; vous n'en doutez pas, j'espère.
Page 320 - Mais tranquillise-toi , ma Bombe ; ton pays acquerra de la gloire, et puis voilà tout. Trois cent mille gardes nationaux, parfaitement organisés, et tous braves par nature, bordent les frontières et ne laisseront pas approcher un seul houlan. Les mauvaises langues disent que du côté de Maubeuge huit houlans ont fait retirer et demander pardon à cinq cents gardes nationaux et à trois canons ; il faut les laisser dire , cela les amuse ; nous aurons notre tour pour nous moquer d'eux.
Page 121 - Bruit en avoit été répandu. Il est impossible de mettre plus de grâce et de courage que la Reine n'en a mis depuis huit jours. Tout est tranquille ici. Je m'y plais bien plus qu'avec les gens de Versailles. M. de La Fayette s'est parfaitement conduit ; la garde nationale aussi. Tout est tranquille. Le pain est en abondance. La Cour est établie presque comme autrefois : on voit du monde tous les jours. Il ya jeu dimanche, mardi et jeudi ; dîners en public dimanche et jeudi , et peutêtre grand...
Page 266 - ... la porte de la cour. On veut forcer le Roi à renvoyer les prêtres de sa chapelle , ou à leur faire faire le serment , et à faire ses pâques à la paroisse. Voilà la raison de l'insurrection d'hier. Le voyage de Saint-Cloud en a été à peu près le prétexte. La garde a parfaitement désobéi à M. de La Fayette et à tous ses officiers. Heureusement il n'ya point eu de malheur.
Page 335 - Je voudrais aussi qu'il persuadât au jeune homme de mettre un peu plus de grâce vis-à-vis de sa belle-mère, seulement de ce charme qu'un homme sait employer quand il veut et avec lequel il lui persuadera qu'il a le désir de la voir ce qu'elle a toujours été. Par ce moyen, il s'évitera beaucoup de chagrin et jouira paisiblement de l'amitié et de la confiance de son père. Mais tu sais bien que ce n'est qu'en causant paisiblement avec cette personne, sans fermer les yeux et allonger ton visage...

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