Correspondance de François Gérard, peintre d'histoire, avec les artistes et les personnages célèbres de son temps (Google eBook)

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Typ. de Ad. Lainé et J. Havard, 1867 - Artists - 405 pages
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Popular passages

Page 339 - Agréez, mon général, l'expression de la haute considération, avec laquelle j'ai l'honneur d'être, votre très-humble et très-obéissant serviteur, le chef d'ètat-major, Comte DE MOLTKB.
Page 172 - Au BARON FRANÇOIS GÉRARD Rome, le 30 janvier 1824. Monsieur, Je n'ai jamais manqué dans mes lettres adressées à mon frère1 de le prier de vous dire mille choses honnêtes de ma part. Aujourd'hui, par crainte qu'il ne mette un peu de négligence à ce que je désire ardemment savoir, j'ai osé prendre la liberté de vous écrire directement, espérant que vous aurez la bonté de me pardonner. Le hasard m'a fait acheter une colonne antique de marbre de Paros trouvée à Véies2, et pour m'en...
Page 113 - J'ai revu avec plaisir ces costumes, qui heureusement pour moi n'ont point changé. Cette scène m'a paru d'autant plus vraie qu'elle m'a rappelé en partie celle dont j'ai été témoin dans ma jeunesse : une fille de campagne, qui servait chez ma mère, mourut; ses parents vinrent pleurer sur son corps et lui rendre les derniers devoirs. Vous savez, monsieur, tout le cas que je fais de votre beau talent et avec quel plaisir j'ai vu vos succès si justement mérités. Si je me permets quelques observations,...
Page 119 - Rome que j'ai eu le plaisir de trouver votre si excellente lettre qui, je vous l'assure, est l'encouragement le plus grand que j'aie encore obtenu. Vous voulez bien me dire, monsieur, que le prix qu'on a mis à mon tableau est trop au-dessous du mérite que votre indulgence veut y voir ; mais ne suis-je pas grandement récompensé par l'honneur d'avoir un de mes ouvrages placé dans les galeries d'une nation à laquelle je voudrais appartenir?
Page 122 - ... je ne sais comment j'arrive au terme, après un embrouillement où quelquefois je ne me reconnais pas moi-même. La nature est si difficile à rendre , surtout celle qui n'offre au premier aspect que l'apparence de la misère! C'est un travail d'y trouver de la noblesse et de l'élévation, et c'en est un autre...
Page 101 - ... à profit vos bons avis, et de voir si je ne serais pas susceptible d'acquérir les qualités essentielles qui m'ont toujours manqué, et pour lesquelles je ne m'étais point senti ni inclination ni moyens. Je me croirais doublement heureux si j'avais réussi à faire un pas de plus, et le devrais à vous encore, car vos conseils et la vue de vos beaux ouvrages m'en ont toujours plus appris que ceux des autres. Je vous réitère, monsieur, mes remerciements, et vous prie d'agréer les sentiments...
Page 77 - Ayant plus d'affaires à terminer , je restai deux jours de plus ; si je fusse parti , je n'eusse couru aucun risque. Mais à cet instant même , le major de la division Latouche arrive à Rome , chargé par Mackau , ministre à Naples, de faire placer les armes. J'avais demandé à faire celles qui devaient servir pour l'Académie , et chacun le désirait. Je crus de mon devoir de rester pour les faire ; en un jour et une nuit elles furent prêtes. J'étais aidé par trois de mes camarades. Nous...
Page 79 - Etats du pape, nous fûmes véritablement traités en amis, le roi de Naples ayant donné les ordres les plus positifs de protéger tous les Français qui se réfugieraient dans ses Etats. En arrivant ici (à Naples) , je descendis chez le citoyen Mackau, que j'informai de ces détails et de ma position.
Page 113 - Vous savez, monsieur , tout le cas que je fais de votre beau talent et avec quel plaisir j'ai vu vos succès si justement mérités. Si je me permets quelques observations, comme vous avez bien voulu m'y autoriser , je vous prie de les regarder comme une preuve de la haute estime que j'ai pour votre mérite. » D'après ce dernier ouvrage, je crains (franchement) que vous n'adoptiez une manière un peu rude, non par l'excès du fini, mais parce que les contours semblent peints à sec. Les plis de...
Page 30 - Il a continué à se réunir à eux jusqu'à ce que sa mauvaise santé lui eût ôté l'envie de sortir. Quand il quittait le monde pour revenir chez lui, il était heureux comme un enfant, et son empressement était si grand pour rentrer dans son fauteuil et prendre son cigare qu'il commençait, à la première marche, à défaire ses premiers boutons, et qu'il arrivait souvent presque déshabillé en haut. « Quand il pouvait manquer un dîner un peu cérémonieux, il était dans des joies d'enfant....

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