Revue historique, Volume 51 (Google eBook)

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Librairie G. Baillère, 1893 - History
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Page 14 - Sur lui? Tigre est d'une gentillesse inaccessible... LA COMTESSE Sur elle, peut-être. HÉRO, déclame. « Et que m'ordonnez-vous seigneur, présentement? De plaire à cette femme et d'être son amant? » LA COMTESSE Vous le pouvez Héro, si vous le voulez. Cette petite est une folle, une romanesque, une midinette, si ce n'est pis. Tout Paris sait que vous êtes irrésistible. Séduisez-la. Tant pis si nous jouons Ruy filas \ Après tout, à quinze ans, nous aimions cela.
Page 25 - Casllereagh veut le déporter, Talleyrand complote de le jeter dans une oubliette, d'autres songent à l'assassiner. Est-ce à dire que si l'on avait servi à Napoléon la rente stipulée, qu'on lui eût rendu sa femme et son fils et qu'on eût assuré sa sécurité, il n'aurait pas tenté l'héroïque et fatale aventure qui aboutit à Waterloo? Il est possible, après tout, que dans ces conditions, l'Empereur fût resté dans sa retraite. Mais combien l'hypothèse est invraisemblable! Les diverses...
Page 17 - Ma femme ne m'écrit plus, dit-il d'une voix tremblante d'émotion qui impressionna le commissaire anglais. Mon fils m'est enlevé comme jadis les enfants des vaincus pour orner le triomphe des vainqueurs. On ne peut citer dans les temps modernes l'exemple d'une pareille barbarie 3 . » Telle était cependant chez l'empereur la ténacité des illusions qu'il ne désespérait pas.
Page 97 - Bretons, trois fils de cette race celtique sérieuse, curieuse et mystique, qui ont en France représenté tout le mouvement religieux du siècle : Chateaubriand, le réveil du catholicisme par la poésie et l'imagination ; Lamennais, la reconstitution du dogme, puis la révolte de la raison et du cœur contre une Église fermée aux idées de liberté et de démocratie ; Renan, le positivisme scientifique uni au regret de la foi perdue et à la vague aspiration vers une foi nouvelle.
Page 6 - Campbell, que Napoléon veut réaliser le mouvement perpétuel. Il prend plaisir à fatiguer tous ceux qui l'accompagnent dans ses excursions. Je ne crois pas qu'il lui soit possible de s'asseoir pour écrire, tant que sa santé lui permettra les exercices du corps. Hier, après une promenade à pied par un soleil ardent, qui a duré de cinq heures du matin à trois heures de l'après-midi, et après avoir visité les frégates et les transports, il est monté à cheval pendant trois heures encore...
Page 26 - Evêques de Strasbourg et de Baie et la ville de Strasbourg, mais aussi les autres Etats ou Ordres qui sont dans l'une et l'autre Alsace immédiatement soumis à l'Empire romain...
Page 20 - L'inexécution des engagements pris envers l'Empereur n'était donc pas seulement un manque de foi, c'était une imprudence. A la vérité, le gouvernement français avait toute raison de croire qu'avant que Bonaparte eût épuisé ses dernières ressources, il serait pourvu à son sort d'une manière définitive. A Vienne, Talleyrand et Castlereagh s'entendaient pour la déportation de Napoléon dans une île de l'Océan. Sans doute l'exécution de...
Page 4 - L'enseigne de vaisseau Taillade, qui s'était marié à Porto-Longone et qui fut promu lieutenant, eut le commandement de cette flottille montée par 129 hommes d'équipage2.
Page 6 - On dirait, écrit Campbell, que Napoléon veut réaliser le mouvement perpétuel. Il prend plaisir à fatiguer tous ceux qui l'accompagnent dans ses excursions. Je ne crois pas qu'il lui soit possible de s'asseoir pour écrire, tant que sa santé lui permettra les exercices du corps. Hier, après une promenade à pied par un soleil ardent, qui a duré de cinq heures du matin à trois heures de l'après-midi, et après avoir visité les frégates et les transports, il est monté à cheval pendant...
Page 24 - Campbell, il s'arrêta soudain et s'écria, comme en se parlant à lui-même: « — Je suis un soldat. Qu'on m'assassine, j'ouvrirai ma poitrine, mais je ne veux pas être déporté. » Un autre jour, il dit au commissaire anglais : « — Qu'on sache bien que jamais je ne consentirai à me laisser enlever. Il faudra faire brèche à mes fortifications 1 . » Toutes les précautions étaient prises, en effet, contre une tentative d'assassinat ou un coup de main sur l'île.

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