Joh. Caspar Schweizer: ein Charakterbild aus dem Zeitalter der französischen Revolution. Eingeleitet und herausgegeben von Jakob Baechtold (Google eBook)

Front Cover
Hertz, 1884 - 286 pages
0 Reviews
  

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Related books

Selected pages

Popular passages

Page 83 - C'est, dit une de ses adulatrices, « la plus aimable catin du Ciel ». « Comme ton âme est belle, s'exclame Madeleine Schweitzer, et les méchants te condamnent, parce que tu as des faiblesses pour les hommes ! Ils ne font point de cas de la virginité de ton âme, et c'est à elle seule que l'on doit faire attention. Je n'ai qu'un reproche à te faire : tu fais des excès de vertu.
Page 218 - mes souffrances, mes transports et tout ce qui remplit mon âme, „ma vie! Je pardonne aux hommes qui ont troublé son repos et „abrégé sa vie parceque Dieu et Gaspard le veulent ainsi. La „vertu de mon Gaspard étoit idéale; peu de mortels ont eu assez „de tact pour le connaître ; ils ne l'ont jugé que d'après ses manies, „sa négligeance et ses peu de connaissances dans les affaires d'intérêt „qui rétrécissent l'âme.
Page 54 - Mirabeau disoit au chevalier de Witry: je rougis devant „la vertu de Schweizer, et son génie surpasse même le mien. „Ses idées sont toujours neuves et brillantes ; il séduit, il „émeut, il attendrit. Quelque matière qu'il traite, il en saisit „tous les aspects, il en présente tous les points de vue, et son „stile n'est jamais uniforme, parceque la nature ne l'est pas „non plus.
Page 219 - ... s'il ya un Dieu on n'a pas besoin de se faire une réputation sur „la terre, mais c'était dans l'espérance de pouvoir démontrer à „l'humanité souffrante qu'il ya une route qui conduit au bonheur. „La mort l'a enlevé avant qu'il eut achevé son ouvrage. Jl me „disoit: J'aurai quitté la terre avec tant de plaisir, si avant j'avais „pu présenter aux hommes tous les moyens infaillibles pour leur „bonheur. Oui, Madelène, j'aurois été le plus heureux des hommes! „Mais je sens...
Page 259 - l'occasion de faire beaucoup de copies de grands maîtres. Elle ya „accquis une coirection de dessin qui n'est pas wop commun parmi „nous autres femmes. Elle est aussi capable à faire des choses „d'invention, car j'ay entendu parler à Mr. Gérard d'un tableau de „genre dont un petit savoyard est le sujet, et qui avoit fort bien „réussi. — Elle remplit à la grande satisfaction de ses supérieurs „et de ses élèves la place de maitresse de dessin dans la maison „royale de St. Denis.
Page 248 - ... comte Du Petitthouars, frère de leur père, et le seul homme riche de cette nombreuse famille, mais qui, par la plus bizarre sordidité, fait le vil métier de mendiant. Depuis vingt ans il a quitté son château, dont il a confié, ainsi que de ses biens, l'administration à une vieille sœur, à laquelle il ne donne que le stricte nécessaire. Il aime les querelles des rues, mais quand on l'insulte, il monte sur les échasses, en disant: Vous me prenez pour votre égal? Sachez que je suis...
Page 210 - ... braver tous les maux, mais je ne pourrais exister sans mon Gaspard. „Père tout puissant, laisse moi mourir ou vivre avec celui à qui tu „m'as unie! Ne rejette point les humbles implorations de ton „enfant qui a toujours été exstasiée jusqu'au délire devant le „magnifique, majestueux et incommensurable tableau de ta nature! „Mon père créateur, exauce les soupirs fervents de ton enfant, qui „est pénétré de l'amour le plus respectueux pour toi!
Page 250 - La familiarité étoit toujours accompagnée de respect et de dignité. „Même les domestiques sur lesquels le bon exemple des maîtres avoit influé, „avoient acquis assez de tact, pour distinguer les personnes morales et bien ,, élevées; ils les annoncoient avec respect à leurs maîtres, bien ou mal „vêtues. Malgré que la réserve et la cérémonie ont leurs inconvénients, „elles sont devenues nécessaires aujourdhui, pour servir de sauvegarde contre „la grossièreté. Pour peu...
Page 253 - ... il ne parvint pas à se mettre en rapport avec elle , car il ne put lui faire adopter ses opinions , et la quitta dès le 6 octobre 1789, en même temps que MM. de Lally et Mounier. Nota. J'ajouterai ici une anecdote récente et eurieuse.
Page 53 - Le Marquis de buchet, homme d'esprit, trouvoit les „images poétiques de Schweizer si belles, qu'il en nota beaucoup, „en lui disant: il faut que vous me permettiez de m'en emparer." „Fabre d'Eglantine, quoique bouffé d'orgueil et se croyant „le premier génie de l'univers, disait cependant à Schweizer: Je „viens puiser la science chez vous; vous êtes mon encyclopédie, „et je compte si bien sur votre délicatesse que je ne crains point „d'être trahi par vous, si je me sers quelquefois...

References from web pages

JSTOR: The Swan Commissions: Four Portraits by Gilbert Stuart
The Swan Commissions: Four Portraits by Gilbert Stuart. Eleanor Pearson delorme. Winterthur Portfolio, Vol. 14, No. 4, 361-395. Winter, 1979. ...
links.jstor.org/ sici?sici=0084-0416(197924)14%3A4%3C361%3ATSCFPB%3E2.0.CO%3B2-T

Bibliographic information