Chefs-d'œuvre dramatiques de Voltaire..: Mérope (Google eBook)

Front Cover
De l'Imprimerie de Mame, Frères, Rue du Pot-de-Fer, N0 14., 1810
0 Reviews
  

What people are saying - Write a review

We haven't found any reviews in the usual places.

Selected pages

Contents

Common terms and phrases

Popular passages

Page 253 - En effet, que serait-ce qu'une intrigue tragique entre des hommes du commun? ce serait seulement avilir le cothurne ; ce serait manquer à la fois l'objet de la tragédie et de la comédie ; ce serait une espèce bâtarde , un monstre, né de l'impuissance de faire une comédie et une tragédie véritable.
Page 90 - Quel transport; animait ses efforts et ses pas ! Sa mère... Elle s'élance au milieu des soldats: C'est mon fils, arrêtez, cessez, troupe inhumaine;. C'est mon fils ; déchirez sa mère, et votre reine, Ce sein qui l'a nourri, ces flancs qui l'ont porté.
Page 131 - La liberté n'est plus que le droit de se nuire : Rome, qui détruit tout, semble enfin se détruire.
Page 89 - II monte, il y saisit d'une main assurée Pour les fêtes des dieux la hache préparée. Les éclairs sont moins prompts ; je l'ai vu de mes yeux, Je l'ai vu qui frappait ce monstre audacieux. « Meurs, tyran, disait-il ; dieux , prenez vos victimes.
Page 71 - Tu vends mon sang à l'hymen de la reine : Ma vie est peu de chose, et je mourrai sans peine : Mais je suis malheureux, innocent, étranger; Si le ciel t'a fait roi , c'est pour me protéger. J'ai tué justement un injuste adversaire. Mérope veut ma mort; je l'excuse, elle est mère; Je bénirai ses coups prêts à tomber sur moi , Et je n'accuse ici qu'un tyran tel que toi.
Page 158 - Oreste, lorsque, après avoir exigé de lui la mort de Pyrrhus qu'elle aime , elle apprend malheureusement qu'elle est obéie; elle s'écrie alors : Pourquoi l'assassiner? qu'at-il fait ? A quel titre ? Qui te l'a dit? ORESTE. O dieux ! quoi ! ne m'avez-vous pa» Vous-même, ici, tantôt, ordonné son trépas?
Page 41 - II n'en croyait ici que les droits de son sang; Mais si par les malheurs son âme était instruite, Sur ses vrais intérêts s'il réglait sa conduite, De ses tristes amis s'il consultait la voix...
Page 9 - C'est la passion la plus théâtrale de toutes, la plus fertile en sentiments, la plus variée: elle doit être l'âme d'un ouvrage de théâtre, ou en être entièrement bannie. Si l'amour n'est pas tragique, il est insipide; et s'il est tragique, il doit régner seul. Il n'est pas fait pour la seconde place.
Page 260 - On avoue qu'il est rare de faire passer les spectateurs insensiblement de l'attendrissement au rire. Mais ce passage, tout difficile qu'il est de le saisir dans une comédie, n'en est pas moins naturel aux hommes.

Bibliographic information