Annales des sciences naturelles: Zoologie et biologie animale (Google eBook)

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Masson, 1839 - Zoology
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Popular passages

Page 261 - Enfin, lorsqu'on refusait à cet orang-outang ce qu'il désirait vivement, comme il n'osait s'en prendre à la personne qui ne lui cédait pas, il s'en prenait à lui-même et se frappait la tête contre la terre : il se faisait du mal pour inspirer plus d'intérêt et de compassion. C'est ce que fait l'homme lui-même lorsqu'il est enfant, et ce qu'aucun animal ne fait, si l'on excepte Y orang-outang , et Yorang-outang seul entre tous les autres.
Page 239 - ... c'est la nature qui agit en eux selon la disposition de leurs organes : ainsi qu'on voit qu'une horloge, qui n'est composée que de roues et de ressorts, peut compter les heures et mesurer le temps plus justement que nous avec toute notre prudence.
Page 283 - ... lors on le vit former de petites masses de cette terre avec ses pieds de devant, puis les pousser en avant avec son menton, ou les transporter avec sa bouche , les placer les unes sur les autres , les presser fortement avec...
Page 277 - s'écoulèrent , et notre loup vivait très heureux avec un chien « qu'on lui avait donné pour qu'il pût jouer. Après cet espace « de temps qui certainement aurait suffi pour que le chien de « la race la plus fidèle oubliât son maître, celui du loup revint; « c'était le soir, tout était fermé , les yeux de l'animal ne poua vaient le servir, mais la voix de ce maître chéri ne s...
Page 260 - Son jeune orang-outang se plaisait à grimper sur les arbres et à s'y tenir perché. On fit un jour semblant de vouloir monter à l'un de ces arbres pour aller l'y prendre, mais aussitôt il se mit à secouer l'arbre de toutes ses forces pour effrayer la personne qui s'approchait; cette personne...
Page 261 - On eut l'idée d'éloigner cette chaise ; l'orang-outang fut en chercher une autre, qu'il mit à la place de la première, et sur laquelle il monta de même pour ouvrir la porte.
Page 260 - l'action qui vient d'être rapportée, il ne sera « guère possible de n'y pas voir le résultat d'une « combinaison d'idées, et de ne pas reconnaître « dans l'animal qui en est capable la faculté de « généraliser. » En effet, l'orang-outang concluait évidemment ici, de lui aux autres : plus .d'une fois l'agitation violente des corps sur lesquels il s'était trouvé placé l'avait effrayé ; il concluait donc de la crainte qu'il avait éprouvée à la crainte qu'éprouveraient les autres,...
Page 245 - ... premier rang ; les cétacées , qui , comme les quadrupèdes et l'homme , ont de la chair et du sang , qui sont comme eu.x vivipares , seront au second ; les oiseaux , au troisième , parce qu'à tout prendre , ils diffèrent de l'homme plus que les cétacées et que les quadrupèdes ; et s'il n'y avoit pas des êtres qui, comme les huîtres ou les polypes , semblent en différer autant qu'il est possible , les insectes seroient avec raison les bêtes du dernier rang. .' Mais, si les animaux...
Page 269 - Et l'on ne peut disconvenir, en effet , qu'il n'y ait là une ligne de démarcation profonde. Cette pensée qui se considère elle-même, cette intelligence qui se voit et qui s'étudie, cette connaissance qui se connaît, forment évidemment un ordre de phénomènes déterminés, d'une nature tranchée , et auxquels nul animal ne saurait atteindre. C'est là, si l'on peut ainsi dire, le monde purement intellectuel; et ce monde n'appartient...
Page 244 - Lequel, en effet, a de l'Etre suprême la plus grande idée, celui qui le voit créer l'univers, ordonner les existences, fonder la nature sur des lois invariables et perpétuelles, ou celui qui le cherche et veut le trouver attentif à conduire une république de mouches et fort occupé de la manière dont se doit plier l'aile d'un scarabée...

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