Les quatre saisons du Parnasse, ou choix de poésies légeres depuis le commencement du XIXe siecle: avec des mélanges littéraires, et des notices sur les pieces nouvelles (Google eBook)

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Mondelet, Pelicier et Mme Dubois, 1807
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Page 304 - Moi seul contre la noix, qu'arment ses dents de fer, Je fais, en le broyant, crier ton fruit amer; Charmé de ton parfum, c'est moi seul qui dans l'onde Infuse à mon foyer ta poussière féconde, Qui, tour à tour calmant, excitant tes bouillons, Suis d'un œil attentif tes légers tourbillons.
Page 74 - ... pleurer la perte. Vous demandez déjà ce que c'était ; Vous le saurez. Il faut d'abord vous dire Qu'un jour Mahmoun, qui s'impatientait De vivre seul , à la belle Palmire , Qu'il crut aimer, par l'hymen fut lié , Puis eut un fils de sa tendre moitié. Bientôt ses goûts rentrèrent dans son âme; A l'alchimie il revint tout entier : Et le ménage , et le fils et la femme , Ne firent plus alors que l'ennuyer. C'est un grand tort , et pour moi je l'en blâme. Qu'arriva-t-il? qu'à lui-même...
Page 305 - Japon l'émail reçoit tes ondes . Et seul tu réunis les tributs des deux Mondes. Viens donc , divin nectar , viens donc , inspire-moi , Je ne veux qu'un désert . mon Antigone et toi.
Page 60 - D'un long cap où le vent tourne et change sans cesse, Le vaisseau , qu'un nocher dirige avec adresse, De ce souffle incertain suit tous les mouvements, Et tour-à-tour présente ou son front ou ses flancs.
Page 304 - Aussi, quand mon palais est émoussé par l'âge, Avec plaisir encor je goûte ton breuvage. Que j'aime à préparer ton nectar précieux! Nul n'usurpe chez moi ce soin délicieux. Sur le réchaud brûlant moi seul tournant ta graine, A l'or de ta couleur fais succéder l'ébène, Moi seul contre la noix, qu'arment ses dents de fer, Je fais, en le broyant, crier ton fruit amer...
Page 74 - C'est un grand tort, et pour moi, je l'en blâme. Qu'arriva-t-il ? qu'à lui-même laissé Le très-cher fils donna , le front baissé, Dans mille excès, pilla les caravanes, Battit les gens, enleva les sultanes , Fut grand ivrogne, et nargua Mahomet. Son père alors, mais trop tard, eut regret D'avoir ainsi négligé la culture Et les soins dus à sa progéniture. Mieux eût valu ne savoir presque rien, Et de son fils faire un homme de bien. Lorsque Mahmoun reçut de la nature L'ordre fatal d'aller...
Page 305 - Mes pensers plus nombreux accourent à grands flots. Mon idée était triste, aride, dépouillée ; Elle rit, elle sort richement habillée, Et je crois, du génie éprouvant le réveil, Boire dans chaque goutte un rayon du soleil.
Page 215 - Mais, en supposant que l'Espagne eût conservé sa prépondérance politique, il n'est pas démontré que sa langue fût devenue la langue usuelle de l'Europe. La majesté de sa prononciation invite à l'enflure et la simplicité de la pensée se perd dans la longueur des mots et sous la plénitude des désinences. On est tenté de croire qu'en espagnol la conversation n'a plus de familiarité, l'amitié plus d'épanchement, le commerce de la vie plus de liberté, et que l'amour y est toujours un...
Page 128 - Qui siccis oculis monstra natantia, Qui vidit mare turgidum et Infames scopulos Acroceraunia ? Nequicquam deus abscidit Prudens Oceano dissociabili Terras si tamen impiae Non tangenda rates transiliunt vada. Audax omnia perpeti Gens humana ruit per vetitum nefas.
Page 61 - L'auguste majesté qui sur ce front réside. • Sans doute j'aurais dû Fuir ce lieu retiré » Dont votre aspect divin fait un temple sacré : » Mais j'ai voulu vous voir pensive et solitaire : » A ce brûlant désir je n'ai pu me soustraire ; » Et, si c'est un forfait que de vous supplier, » Accusez vos attraits qui font tout oublier. » Oui , vous êtes de Dieu la plus brillante image ; » C'est en vous que la terre aime à lui rendre hommage, » Tout ce qui vit , d'amour, d'ivresse transporté...

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