Nouvelle revue de Bruxelles, Volume 6 (Google eBook)

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1848
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Popular passages

Page 76 - Serait-il donc vrai qu'il fallût me rappeler avec effroi que je suis un de ceux qui, en éprouvant une indignation généreuse contre le pouvoir arbitraire, ont peut-être donné des armes à la licence?
Page 82 - ... notre tombe et s'étend de là sur notre maison, me ramènent sans cesse à la nécessité de l'isolement. Toute main est bonne pour nous donner le verre d'eau dont nous pouvons avoir besoin dans la fièvre de la mort. Ah ! qu'elle ne nous soit pas trop chère ! car comment abandonner sans désespoir la main que l'on a couverte de baisers, et que l'on voudrait tenir éternellement sur son cœur?
Page 78 - ... ne pouvait plus chasser. Sa grande prétention était au calme et personne n'était aussi troublé que lui : il se surveillait pour arrêter ces émotions de l'âme qu'il croyait nuisibles à sa santé, et toujours ses amis venaient déranger les précautions qu'il avait prises pour se bien porter, car il ne se pouvait empêcher d'être ému de leur tristess.e ou de leur joie: d'était un égoïste qui ne s'occupait que des autres.
Page 96 - L'apparence du peuple n'était plus tumultueuse, curieuse, empressée; elle était menaçante. On ne rencontrait dans les rues que des figures effrayées ou farouches, des gens qui se glissaient le long des maisons, afin de n'être pas aperçus, ou qui rôdaient cherchant leur proie; des regards peureux et baissés se détournaient de vous, ou d'âpres regards se fixaient sur les vôtres pour vous deviner et vous percer Dans la population parisienne se mêlait une population étrangère de coupe-jarrets...
Page 198 - Non, sire, et j'aurais bien mal calculé, car je suis précisément au même point où j'étais en 1790. — Vous ne vous êtes pas bien rendu compte de vos motifs: vous ne pouvez pas être différent des autres : l'intérêt personnel est toujours là. Tenez, voyez Masséna : il a acquis assez de gloire et d'honneurs: il n'est pas content: il veut être prince, comme Murât et Bernadette. Il se fera tuer demain pour être prince; c'est le mobile des Français : la nation est essentiellement ambitieuse...
Page 27 - De quel droit Dieu me dirait-il encore : Sois saint, parce que je suis saint? Esprit menteur, lui répondrai-je, Dieu imbécile, ton règne est fini, cherche parmi les bêtes d'autres victimes. Je sais que je ne suis et ne puis jamais devenir saint; et comment le serais-tu, toi, si je te ressemble?
Page 85 - Tout au beau milieu des Ardennes, Est un château sur le haut d'un rocher, . Où fantômes sont par centaines ; Les voyageurs n'osent en approcher : Dessus ses tours Sont nichés les vautours, Les oiseaux de malheur. Hélas ! ma bonne, hélas ! que j'ai grand
Page 208 - Sur des sociétés qui meurent sans cesse, une société vit sans cesse ; les hommes .tombent, l'homme reste debout, enrichi de tout ce que ses devanciers lui ont transmis, couronné de toutes les lumières, orné de tous les présents des âges; géant qui croît toujours, toujours, toujours, et dont le front, montant •dans les cieux, ne s'arrêtera qu'à la hauteur du trône de l'Éternel.
Page 203 - Le monde n'aperçoit en Napoléon que des victoires; les larmes dont les colonnes triomphales sont cimentées ne tombent point de ses yeux. Et moi je pense que, de ces souffrances méprisées, de ces calamités des humbles et des petits, se forment, dans les conseils de la Providence, les causes secrètes qui précipitent du faîte le dominateur. Quand les injustices particulières se sont accumulées de manière à l'emporter sur le poids de la fortune, le bassin descend. Il ya du sang muet et du...
Page 5 - ... la Charte a placé les libertés publiques sous la sauve-garde des droits de ma couronne ; ces droits sont sacrés ; mon devoir envers mon peuple est de les transmettre intacts à mes successeurs.

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