Odes et ballades (Google eBook)

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Hachette et cie, 1875 - 422 pages
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Popular passages

Page 292 - Je vous aime, ô débris! et surtout quand l'automne Prolonge en vos échos sa plainte monotone. Sous vos abris croulants je voudrais habiter, Vieilles tours, que le temps l'une vers l'autre incline, Et qui semblez de loin sur la haute colline, Deux noirs géants prêts à lutter. Lorsque, d'un pas rêveur foulant les grandes herbes, Je monte jusqu'à vous, restes forts et superbes! Je contemple longtemps vos créneaux meurtriers...
Page 19 - C'est surtout à réparer le mal fait par les sophistes que doit s'attacher aujourd'hui le poète. Il doit marcher devant les peuples comme une lumière , et leur montrer le chemin. Il doit les ramener à tous les grands principes d'ordre, de morale et d'honneur; et pour que sa puissance...
Page 195 - Que dis-je? si j'en crois mes regards indécis, C'est la barque d'Hermès ou la conque d'Isis, Que pousse une brise légère. Mais non ; c'est un esquif où, dans un doux repos, J'aperçois un enfant qui dort au sein des flots, Comme on dort au sein de sa mère.
Page 56 - J'ai prié; Dieu veut-il enfin me secourir? Oh! n'est-ce pas un songe? at-il brisé ma chaîne? Ai-je eu le bonheur de mourir? «Car vous ne savez point quelle était ma misère! Chaque jour dans ma vie amenait des malheurs; Et, lorsque je pleurais, je n'avais pas de mère Pour chanter à mes cris, pour sourire à mes pleurs. D'un châtiment sans fin languissante victime, De ma tige arraché comme un tendre arbrisseau, J'étais proscrit bien jeune, et j'ignorais quel crime J'avais commis dans mon...
Page 270 - J'ai des rêves de guerre en mon âme inquiète ; J'aurais été soldat, si je n'étais poète. Ne vous étonnez point que j'aime les guerriers! Souvent, pleurant sur eux, dans ma douleur muette, J'ai trouvé leur cyprès plus beau que nos lauriers. Enfant, sur un tambour ma crèche fut posée. Dans un casque pour moi l'eau sainte fut puisée.
Page 390 - Voilà que de partout, des eaux, des monts, des bois, Les larves, les dragons, les vampires, les gnomes, Des monstres dont l'enfer rêve seul les fantômes, La sorcière échappée aux sépulcres déserts, Volant sur le bouleau qui siffle dans les airs, Les nécromants, parés de tiares mystiques, Où brillent...
Page 24 - Comparez un moment au jardin royal de Versailles, bien nivelé, bien taillé, bien nettoyé, bien ratissé, bien sablé, tout plein de petites cascades, de petits bassins, de petits bosquets, de tritons de bronze folâtrant en cérémonie sur des océans pompés à grands frais dans la Seine, de faunes de marbre courtisant les dryades allégoriquement renfermées dans une multitude d'ifs coniques, de lauriers cylindriques, d'orangers sphériques, de myrtes elliptiques, et d'autres arbres dont la...
Page 420 - Offrant leur doux sourire à son œil étonné, Déposaient un baiser timide ! Accours, toi qui, de loin, dans un doute cruel, Suivais des yeux ton fils sur qui veillait le ciel ; Viens ici comme une étrangère; Ne crains rien : en pressant Moïse...
Page 26 - L'auteur de ce recueil développera peut-être ailleurs tout ce qui n'est ici qu'indiqué. Qu'il lui soit permis de déclarer, avant de terminer, que l'esprit d'imitation, recommandé par d'autres comme le salut des écoles, lui a toujours paru le fléau de l'art...
Page 279 - C'est toi , dont le regard éclaire ma nuit sombre ; Toi , dont l'image luit sur mon sommeil joyeux ; C'est toi qui tiens ma main quand je marche dans l'ombre, Et les rayons du ciel me viennent de tes yeux...

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