Une maison de poupée (Google eBook)

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Flammarion, 1906 - Drama - 163 pages
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Page 19 - Deus ! On sentait que si quelque iconoclaste se fût permis l'horrible inconvenance de laisser échapper un geste de doute, il eût été roulé sous le mépris et 1.
Page 19 - Ceci n'était pas à vrai dire une pièce qu'on jouait sur un théâtre; c'était un office religieux que l'on célébrait dans un temple, il était coupé de temps à autre par des cris furieux d'enthousiasme, mais le reste du temps c'était une ardeur d'attention, une ferveur de respect que personne ne se serait avisé de troubler.
Page 19 - ... dans un temple ; il était coupé de temps à autre par des cris furieux d'enthousiasme ; mais le reste du temps c'était une ardeur d'attention, une ferveur de respect que personne ne se serait avisé de troubler. Combien y avait-il de profanes dans l'assemblée ? Je l'ignore. Il s'en trouvait pourtant ; je le sentais à des regards éperdus et navrés que me lançaient des impies, forcés au silence par la gravité de ces mystères. Et Dieu sait pourtant si le sang nous bouillait dans les veines....
Page 20 - Les Ibséniens avaient adopté une tenue et une coiffure particulières auxquelles ils se reconnaissaient. Hommes et femmes étaient arrangés à la Botticelli ; ils emplissaient toute une partie de la salle et jamais ne vit-on sectaires plus intransigeants et plus farouches. Quand on faisait mine de ne pas applaudir, et si l'on avait le malheur de bailler...
Page 5 - Serons-nous de la fête, Madame ? Oui, qui sait quand la colombe messagère nous apportera l'invitation? Nous verrons. Jusque-là, je me tiendrai dans ma chambre avec des gants glacés ; jusque-là, je chercherai la retraite et j'écrirai des vers distingués sur le vélin. Cela fâchera la vile multitude ; on me traitera sans doute de païen! mais la foule m'épouvante ; je ne veux pas me laisser éclabousser par la fange; je veux en habits d'hyménée sans taches attendre que les temps approchent...
Page 7 - Sicambré, il s'était mis à adorer ce qu'il avait brûlé et à brûler ce qu'il avait adoré.
Page 156 - NORA. — Que considères-tu comme mes devoirs les plus sacrés? HELMER. — Ai-je besoin de te le dire? Ne sont-ce pas tes devoirs envers ton mari et tes enfants ? NORA. — J'en ai d'autres tout aussi sacrés. HELMER. — Tu n'en as pas. Quels seraient ces devoirs ? NORA. — Mes devoirs envers moi-même. HELMER. — Avant tout, tu es épouse et mère. NORA. — Je ne crois plus à cela. Je crois qu'avant tout je suis un être humain, au même titre que toi... ou au moins que je dois essayer de...
Page 162 - Nora... ne serai-je plus jamais qu'un étranger pour toi ? NORA, prenant son sac de voyage.— Ah! Torvald, il faudrait pour cela le plus grand des prodiges. HELMER. — Nomme-le, ce prodige. NORA.
Page 10 - ... l'arrêter, sans qu'on s'en étonne : qu'elle parle chastement, sans même qu'une lueur douteuse vienne troubler ses yeux purs, des choses les moins chastes, et qu'elle échappe à cette poésie charnelle des idées qui, bien souvent, ailleurs, détraque les volontés en troublant les esprits.

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