Les soirées de Saint Petersbourg: ou Entretiens sur le gouvernement temporel de la Providence, suivies d'un Traité sur les sacrifices, Volume 2 (Google eBook)

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1836 - God
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Popular passages

Page 81 - ... ils se sont jetés avec fureur les uns sur les autres, et ont joué ensemble de la dent et de la griffe; que de cette mêlée il est demeuré de part et d'autre neuf à dix mille chats sur la place, qui ont infecté l'air à dix lieues de là par leur puanteur, ne diriez-vous pas : « Voilà le plus abominable sabbat dont on ait jamais ouï parler?
Page 31 - La terre n'a pas crié en vain : la guerre s'allume. L'homme, saisi tout à coup d'une fureur divine étrangère à la haine et à la colère, s'avance sur le champ de bataille sans savoir ce qu'il veut ni même ce qu'il fait. Qu'est-ce donc que cette horrible énigme? Rien n'est plus contraire à sa nature, et rien ne lui répugne moins : il fait avec enthousiasme ce qu'il a en horreur. N'avez-vous jamais remarqué que, sur le champ de mort, l'homme ne désobéit jamais? Il pourra bien massacrer...
Page 131 - ... c'est un métier, c'est une foule, c'est un peuple; et parmi eux l'exception, déjà si triste, est devenue règle. De toutes parts ils ont usurpé une influence sans bornes : et cependant, s'il ya une chose sûre dans le monde, c'est, à mon avis, que ce n'est point à la science qu'il appartient de conduire les hommes. Rien de ce qui est nécessaire ne lui est confié : il faudrait avoir perdu l'esprit pour croire que Dieu ait chargé les académies de nous apprendre ce qu'il est et ce que...
Page 42 - Mais quel est celui qui avance ? c'est celui dont la conscience et la contenance font reculer l'autre. Rappelez-vous, M. le comte, ce jeune militaire de votre connaissance particulière, qui vous peignait un jour dans une de ses lettres, ce moment solennel où, sans savoir pourquoi, une armée se sent portée en avant, comme si elle glissait sur un plan incliné.
Page 32 - La terre entière, continuellement imbibée de sang, n'est qu'un autel immense où tout ce qui vit doit être immolé sans fin, sans mesure, sans relâche, jusqu'à la consommation des choses, jusqu'à l'extinction du mal, jusqu'à la mort de la mort.
Page 27 - ... dès que vous sortez du règne insensible, vous trouvez le décret de la mort violente écrit sur les frontières mêmes de la vie.
Page 16 - ... de bonheur que les individus ; et comment n'ont-elles jamais convenu d'une société générale pour terminer les querelles des nations, comme elles sont convenues d'une souveraineté nationale pour terminer celles des particuliers ? On aura beau tourner en ridicule l'impraticable paix de l'abbé de Saint-Pierre (car je conviens qu'elle est impraticable), mais je demande pourquoi ; je demande pourquoi les nations n'ont pu s'élever à l'état social comme les particuliers.
Page 346 - A peine son sang coule et fait rougir la terre, Les dieux font sur l'autel entendre le tonnerre; Les vents agitent l'air d'heureux frémissements, Et la mer leur répond par ses...
Page 278 - Alors <des opinions > qui nous paraissent aujourd'hui ou bizarres ou insensées , seront des axiomes dont il ne sera pas permis de douter ; et l'on parlera de notre stupidité actuelle comme nous parlons de la superstition du moyen âge.
Page 108 - Mais un enfer temporaire n'est autre chose que le purgatoire ; en sorte qu'après s'être brouillés avec nous parce qu'ils ne voulaient point de purgatoire, ils se brouillent de nouveau parce qu'ils ne veulent que le purgatoire : c'est cela qui est extravagant, comme vous disiez tout à l'heure. Mais en voilà assez sur ce sujet. Je me hâte d'arriver à l'une des considérations les plus dignes d'exercer toute l'intelligence de l'homme, quoique, dans le fait, le commun des hommes s'en occupe fort...

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