La théorie de l'émotion

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l'Harmattan, Jun 1, 2006 - 168 pages
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De 1884 à nos jours, les conceptions avancées par William James sur L'émotion font débat. Georges Dumas proposait qu'on en laisse la discussion aux physiologistes. On a trop oublié, en effet, qu'avant d'être professeur de psychologie puis de philosophie, James soutint sa thèse de médecine à Harvard et y enseigna la Physiologie de 1872 à 1880. Aussi sa théorie selon laquelle l'émotion ne serait "rien autre que la sensation des effets corporels réflexes de ce que nous appelons son "objet" " (ce dont il déduira qu'en voyant son enfant mort on était triste " parce qu'on pleurait ", et non qu'on pleurait parce qu'on était envahi par une immense affliction) est celle d'un médecin cherchant à " donner corps " aux vécus psychiques, et d'un physiologiste qui avait déjà réduit le " sentiment de l'effort " aux seules sensations de la contraction musculaire effectuée. Un vaste mouvement de recherches neuropsychologiques, inauguré par Sir Charles Sherrington, a opposé aux conceptions jamesiennes le rôle de nombreuses formations encéphaliques interconnectées à l'origine des vécus et des expressions émotionnels. Cependant, James garde des partisans chez les psychophysiologistes actuels, et certains faits semblent toujours plaider en sa faveur. Voilà qui justifie que l'on réédite, dans sa lettre, ce que James a écrit, tant sur an plan doctrinal que dans ses réponses aux objections de W. Wundt, W.-L. Worcester, et autres contemporains.

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