Recherches historiques et politiques sur les États-Unis de l'Amérique Septentrionale: où l'on traite des établissemens des treize colonies, de leurs rapports & de leurs dissentions avec la Grande-Bretagne, de leurs gouvernemens avant & après la révolution, etc. 3 (Google eBook)

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Froullé, 1788 - 292 pages
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Page 241 - ... bien tenté de douter s'il n'eût pas été plus avantageux pour nous de les abandonner à leurs propres forces avec une entière indépendance , même sans attendre le moment où les événemens nous forceront de prendre ce parti, comme je l'ai insinué plus haut. Il n'ya pas bien long-tems...
Page 191 - C'eft même vraifemblablement , c'eft l'ordre de chofes qui conyiendroit le mieux aux provinces confédérées. Leurs limites refpe6Hves ne font pas .réglées, II règne une grande jaloufie entre les contrées du Nord & celles du Midi. Les principes politiques varient d'une rivière à l'autre. On remarque de grandes animofités entre les citoyens d'une ville, entre les membres d'une famille. Chacun voudra éloigner de foi le fardeau accablant des dépenfes & des dettes publiques. Mille germes de...
Page 238 - ... pu cependant faire avec avantage le commerce de nos colonies en concurrence avec les étrangers. L'avantage du commerce national ne peut donc confifter, i°.
Page 282 - GUERRE D'AMÉRIQUE, de beaucoup de secrets importans ; c'est un danger contre lequel on doit être en garde dans les communications qu'on doit faire à l'Espagne. Certainement la communication de tout ce qui, en annonçant la ferme résolution des deux Rois de maintenir la paix , indique l'usage des moyens propres à menacer l'Angleterre directement, ne peut nuire , même quand le Ministère Britannique en auroit connoissance. Mais tout ce qui tiendroit à des entreprises sur Minorque ou sur Gibraltar...
Page 189 - L'oppreffion & l'intolérance y pouffoient tous les jours de nouveaux habitans. La guerre a fermé ce refuge aux malheureux : mais la paix le leur rouvrira ; & ils s'y rendront en plus grand nombre que jamais. Ceux qui y...
Page 238 - ... dans l'épargne de ce que la Nation eût payé aux Armateurs étrangers pour le transport des marchandises de nos colonies qu'elle consomme, si les Armateurs étrangers avoient pu faire librement ce commerce en concurrence avec nos Négocians. Mais il ne faut pas croire que ces deux objets réunis soient en pur gain. Il faut en déduire tout ce qui en revient aux étrangers, et surtout aux...
Page 45 - Britannique, il réfolut d'acheter des naturels du pays, le vafte territoire qu'il fe propofoit de peupler. On ne fait point le prix qu'y mirent les fauvages : mais quoiqu'on les accufe de ftupidité pour avoir vendu ce qu'ils ne...
Page 39 - Ce malheur, fi, comme la juftice le voudroit, & comme les habitans le demandoient, on eût pu réduire la famille de Penn à contribuer aux charges publiques , dans les proportions du revenu qu'elle tire de la province.
Page 166 - L'ordre public n'y avoit pas été interverti. Les principes d'adminiftration n'y avoient pas changé -, & les maximes du gouvernement y étoient toujours reftées les mêmes. Tout fe réduifoit à favoir fi la métropole avoit ou n'avoit pas le droit de mettre directement ou indirectement un léger impôt fur les colonies : car les griefs accumulés dans le manifefte n'eurent de valeur que par ce premier grief.
Page 234 - On calcule le produit de nos colonies à sucre par centaines de millions , et l'on a raison , si l'on compte la somme totale de leurs productions évaluées en argent; mais cette valeur appartient en entier aux Colons , et non pas à la France , et c'est le profit réel de la France qu'il faut connoîti'e.

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