Œuvres complètes de Voltaire, Volume 68 (Google eBook)

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la Société Littéraire-typographique, 1785
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Page 138 - auriez vu que le public ne hait pas votre ami. Je parus dans une loge , et tout le parterre me battit des mains. Je rougiflais , je me cachais ; mais je ferais un fripon fi je ne vous avouais pas que j'étais fenfiblement touché. Il eft doux de n'être pas honni dans fon pays ; je
Page 151 - ce que j'avais écrit à l'occafion de M. Locke , parce qu'après tout je veux vivre en France, et qu'il ne m'eft pas permis d'être auffi philofophe qu'un anglais. Il me faut déguifer à Paris ce que je ne pourrais dire trop fortement à Londres. Cette circonfpection malheureufe, mais néceffaire, me fait rayer plus d'un endroit
Page 8 - pour les paffions. Je trouve qu'il ya en moi du ' . ridicule à aimer, et j'en trouverais encore davantage dans celles qui m'aimeraient. Voilà qui eft fait; j'y renonce pour la vie Je fuis fenfiblement affligé de voir que votre colique ne vous quitte point ; j'aurais dû commencer ma lettre par là. Mais ma guérifon, dont je me
Page 339 - les arts , le commerce , et les remettre en quelque fplendeur dans un pays qui a été autrefois le maître de la plus belle partie du monde, j'efpère alors que je vous écrirai fous un ,autre titre que fous celui de votre Eminence , dont j'ai l'honneur d'être avec autant d'eftime que de refpect , &c. LETTRE
Page 219 - Pardonne à ma fureur, toi feule en es la caufe. Ce que j'ai fait pour toi fans doute eft peu de chofe ; Non, tu ne me dois rien : dans tes fers arrêté, J'attends tout de toi feule, et n'ai rien mérité. Te fervir en efclave eft ma grandeur fuprême , C'eft moi qui te dois tout
Page 160 - tout le jour. Figurezvous que ce fut moi qui annonçai à la pauvre femme qu'il fallait partir. Elle ne voulait point entendre parler des cérémonies du départ ; mais j'étais obligé d'honneur à la faire mourir dans les règles. Je lui amenai un prêtre moitié janfénifte , moitié politique, qui fit femblant de la confefler , et vint
Page 124 - ont dit ce qu'ils voulaient dire , et que jamais leurs penfées n'ont rien coûté à l'harmonie ni à la pureté du langage. Feu M. de la Motte, qui écrivait bien en profe, ne parlait plus français, quand il fefait des vers. Les tragédies de tous nos auteurs, depuis M. Racine, font écrites dans un
Page 433 - et de manquer quelquefois le chemin du cœur, en prenant des routes un peu trop détournées. J'aime d'autant plus fon efprit, que je le prierais de le moins prodiguer. Il ne faut point qu'un perfonnage de comédie fonge à être fpirituel ; il faut qu'il foit
Page 34 - ils étaient ornés, tout fut confumé par le feu : la perte monte à près de cent mille livres; et fans le fecours des pompes qu'on envoya chercher à Paris , un des plus beaux édifices du royaume allait être entièrement détruit. On me cacha cette étrange nouvelle à mon arrivée : je la fus à mon réveil; vous
Page 82 - Un maréchal de France, qui commande cent mille hommes, et qui a peut-être autant de vanité que l'évêque : fe contente du titre de Mon/leur. Le chancelier n'a pas l'honneur de manger avec le roi, mais il précède tous les pairs du royaume. Le roi donne des gages aux comédiens, et le curé les excommunie. Le

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