Petite bibliothèque des théatres, contenant un recueil des meilleures pieces du théatre françois, tragique, comique, lyrique & bouffon, depuis Porigine des spectacles en France, jusqu'à nos jours, Volume 8 (Google eBook)

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Au Bureau de la Petite bibliotheque des théatres, 1784 - French drama
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Popular passages

Page 58 - ... sa joie s'accroît avec eux. Entouré de paysans qui le chérissent en père , il les anime au travail le moins estimé, mais le plus noble ; il les encourage , il les récompense. Ces gens-là ne le louent pas , mais ils le bénissent , et cela vaut mieux. Il...
Page 58 - Aussi fais-je ; mais peu vous importe pourvu que vous grondiez, et que vous fassiez aux gens une petite moue, que vous savez bien qui vous rend plus charmante encore.,. Tenez, vous ne ménagez point vos amis; c'est votre défaut, Ismene.
Page 58 - Eh non ! monsieur, c'est la musique , c'est cette musique brillante qu'il est du bon ton de trouver sublime; pour les pièces, il y en a que j'ai vues dix fois , dont je serois fort embarrassée de vous dire le titre; et pour moi, je fais personnellement si peu de cas des paroles, que j'ai toujours chez moi un poè'te prêt à me parodier les airs qu'il } me prend fantaisie de chanter....
Page 58 - Vraiment, le cœur me dit bien tout bas qu'il n'est pas trop dans les règles du respect de juger ainsi sa maîtresse; mais, ma foi, s'il ya du mal à le penser, il ya bien du plaisir à le dire, et l'un va pour l'autre. LISIDOR. Par ce que je viens d'apprendre d'Araminte, il ne m'est pas difficile de soupçonner quel peut être à ses yeux le mérite de mon nouveau rival. LISETTE. Votre rival? fi donc! il faudroit, pour qu'il le fût, qu'il eût au moins l'espoir de plaire ; mais ne le craignez...
Page 58 - L'ABBÉ. Mais c'est vous, mesdames, qui êtes de la dei'nière barbarie. Est-ce jamais après le dîner que l'on chante ? J'ai la poitrine si cruellement fatiguée... A peine puis-je parler... (Il tousse.) Vous voyez.,.. J'ai passé la moitié de la nuit chez une jeune duchesse , où l'on m'a fait impitoyablement chanter un acte de l'opéra et six romances... Il ya ' des gens qu'on n'ose refuser.
Page 58 - S'ils les cachoient mieux je n'en rirois pas. On n'est indulgent que pour les personnes que l'on chérit, et il est bien difficile d'aimer des gens qui n'aiment rien eux-mêmes. Ah ! qu'il me seroit aisé de m'égayer encore aux dépens de la société d'Araminte...
Page 64 - Je n'en doutai jamais, ma chère Araminte; je crois vous deviner, et j'en suis enchanté. Oui, j'ai aussi, mes idées. Assurons le bonheur de votre fille. Songeons au nôtre ; et terminons, par un arrangement solide et raisonnable, tous ces petits événements , qui sont le vrai tableau d'une soirée à la mode.
Page 58 - Est-ce qu'on fait de ces espèces-là sa société? Il est des gens de lettres d'un vrai mérite , avec qui l'on se fait honneur d'être lié ; mais pour ceux-ci, on les reçoit quelquefois le matin , pour leur commander une chanson , ou bavarder pendant que l'on s'habille. Ou le soir, oui le soir, on en rassemble une couple , on les excite, on les irrite l'un contre l'autre ; alors ils s'attaquent , ils s'accablent d'épigrammes , s'injurient, se déchirent: cela est plaisant, divin. Tenez , cela...
Page 58 - Un tel concurrent ne devroit pas être redoutable. Ta vivacité m'enchante ; mais ne crains-tu pas , Lisette , de me faire un peu , aux dépens de ton cœur, les honneurs de ton esprit? LISETTE. Eh bien ! que penserez-vous de moi? que je suis trop sincère?
Page 58 - LE MARQUIS. Comment voulez-vous qu'on fasse? Faut-il se résoudre à passer pour un anachorète, un ridicule, un sage? Vraiment la santé se délabre; il y a près de dix ans que je ne puis accoutumer la mienne à se soumettre à mes fantaisies. Mais , après tout, si on avoit une santé, pourroit-on soutenir une campagne, vivre à la cour, s'amnser à Paris?

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