Cours de l'histoire naturelle des mammifères (Google eBook)

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Pichon et Didier, 1829 - Mammals - 665 pages
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Page 22 - La nature n'a formé tous les êtres vivants que sur un plan unique, essentiellement le même dans son principe, mais qu'elle a varié de mille manières dans toutes ses parties accessoires. Si nous considérons particulièrement une classe d'animaux, c'est là surtout que son plan nous paraîtra évident; nous trouverons que les formes diverses sous lesquelles elle s'est...
Page 134 - Je suis de l'opinion qu'une méthode parfaite ne saurait exister; c'est une sorte de pierre philosophale dont la découverte est impossible. Pour...
Page 38 - Cette susceptibilité des tégumens à saillir en dehors se fait remarquer de même aux abords d'autres cavités des organes des sens. Il est en effet beaucoup de chauve-souris qui ont le nez bordé de crêtes ou de feuilles formées par une duplicature de la peau : ces membranes sont disposées en entonnoir , dont le fond sert d'entrée aux fosses nasales. Il en est donc de l'organe de l'odorat comme de celui de l'ouïe ; l'un et l'autre sont pourvus de conques ou de cornets extérieurs.
Page 186 - ... couteau, de la cuiller et de la fourchette pour couper et prendre ce qu'on leur sert sur l'assiette ; ils boivent du vin et d'autres liqueurs : nous les portâmes à bord; quand ils étoient à table, ils se faisoient entendre des mousses lorsqu'ils avoient besoin de quelque chose...
Page 71 - C'est la même expression d'innocence, quelquefois le même souris malin , et constamment la même rapidité dans le passage de la joie à la tristesse. Il ressent vivement le chagrin et le témoigne aussi en pleurant. Ses yeux se mouillent de larmes quand il est inquiet ou effrayé. Il esl recherche par les habitans des côtes pour sa beauté, ses manières aimables et la douceur de ses mœurs.
Page 14 - La taupe attaque son ennemi par le ventre ; elle entre sa tète entière dans le corps de sa victime ; elle s'y plonge, elle y délecte tous ses organes des sens.
Page 16 - Encore plus instruits aujourd'hui, nous n'apercevons que des nuances, les séries se touchent, les genres se fondent les uns dans les autres : les espèces elles-mêmes manquent quelquefois de limites certaines. Qu'est-ce en effet qu'une variété ? Où commence-t-elle ? Où finit-elle ? Toute délimitation de cette sorte semble abandonnée le plus souvent au caprice du naturaliste instituant...
Page 8 - ... l'embranchement des vertébrés, il doit avoir un squelette intérieur. A raisonner de la sorte , vous diriez d'un homme qui fait usage de béquilles , qu'il était originairement destiné au malheur d'avoir l'une de ses jambes paralysée ou amputée.
Page 13 - Saint-Hilaire , n'a pas faim comme tous les autres Animaux : ce besoin est chez elle exalté; c'est un épuisement ressenti jusqu'à la frénésie. Elle se montre violemment agitée ; elle est animée de rage quand elle s'élance sur sa proie; sa gloutonnerie désordonné toutes ses facultés; rien ne lui coûte pour assouvir sa faim; elle s'abandonne à sa voracité , quoi qu'il arrive; ni la présence d'un homme, ni obstacles...
Page 31 - Geoffroy, on copie les anciens. Scaliger survient : il donne carrière à son imagination. Une chauve-souris lui semble un être merveilleux; il lui trouve et deux et quatre pieds : elle marche sans pâtes, et vole sans ailes; elle voit lorsqu'il n'ya pas de lumière, et cesse de voir quand l'aurore paraît; enfin , dit-il, c'est bien le plus singulier des animaux; il manque de bec et porte des dents. Cependant, ajoute M. Geoffroy, qu'on tienne la chauve-souris pour un mammifère , tout ce merveilleux...

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