Des progrès du gouvernement représentatif en France: Session de 1817 (Google eBook)

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F. Bechet, 1817 - France - 60 pages
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Page 92 - Les armées des puissances alliées ont occupé la capitale de la France. Les souverains alliés accueillent le vœu de la nation française. Ils déclarent : Que si les conditions de la paix devaient renfermer de plus fortes garanties lorsqu'il s'agissait d'enchaîner l'ambition de Bonaparte , elles doivent être plus favorables lorsque , par un retour vers un gouvernement sage , la France elle-même offrira l'assurance de ce repos.
Page 86 - Il est temps enfin que les princes puissent, sans influence étrangère , veiller au bien-être de leurs peuples ; que les nations respectent leur indépendance réciproque; que les institutions sociales soient à l'abri de bouleversemens journaliers, les propriétés assurées et le commerce libre.
Page 92 - Ils peuvent même faire plus, parce qu'ils respectent toujours le principe que pour le bonheur de l'Europe il faut que la France soit grande et forte ; « Qu'ils reconnaîtront et garantiront la Constitution que la Nation française se donnera.
Page 97 - Il n'est pas un d'entre nous qui, dans le secret de son cœur, ne le déteste comme un ennemi public; pas un qui, dans ses plus intimes communications, n'ait formé le vœu de voir arriver un terme à tant d'inutiles cruautés. Ce vœu de nos cœurs et des vôtres, nous serions des déserteurs de la cause publique, si nous nous gardions à l'exprimer.
Page 94 - C'est lui qui, chaque année, par la conscription, décime nos familles. Qui de nous n'a perdu un fils, un frère, des parents, des amis? Pour qui tous ces braves sont-ils morts? Pour lui seul, et non pour le pays. Pour quelle cause? Ils ont été immolés , uniquement immolés à la démence de laisser après lui le souvenir du plus épouvantable oppresseur qui ait pesé sur l'espèce humaine.
Page 92 - Les souverains alliés accueillent le vœu de la nation française : Ils déclarent que si les conditions de la paix devaient renfermer de plus fortes garanties lorsqu'il s'agissait d'enchaîner l'ambition de Bonaparte, elles doivent être plus favorables lorsque, par un retour vers un gouvernement sage, la France elle-même offrira l'assurance de ce repos. Les souverains alliés proclament en conséquence : Qu'ils ne traiteront plus avec Napoléon Bonaparte, ni avec aucun membre de sa famille. Qu'ils...
Page 13 - Ne donneront lieu à aucune action en diffamation ou injures les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux; pourront néanmoins les juges saisis de la cause, en statuant sur le fond, prononcer la suppression des écrits...
Page 88 - C'est à la ville de Paris qu'il appartient, dans les circonstances actuelles, d'accélérer la paix du monde. Son vœu est attendu avec l'intérêt que doit inspirer un si immense résultat. Qu'elle se prononce et dès ce moment l'armée qui est devant ses murs devient le soutien de ses décisions. « Parisiens, vous connaissez la situation de votre patrie, la...
Page 81 - La marche des événements avait donné à cette époque aux Cours Alliées le sentiment de toute la force de la ligue Européenne. Les principes qui présidaient aux conseils des souverains...
Page 87 - Le but de leur marche vers la capitale est fondé sur l'espoir d'une réconciliation sincère et durable avec elle. Depuis vingt ans, l'Europe est inondée de sang et de larmes. Les tentatives faites pour mettre un terme à tant de malheurs ont été inutiles, parce qu'il existe dans le pouvoir même du gouvernement qui vous opprime un obstacle insurmontable à lu paix.

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