Elisabeth Seton (Google eBook)

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La Revue canadienne, 1903 - 125 pages
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Page 99 - Cecilia, reposent dans le bois, tout à côté de moi. Les enfants et plusieurs de nos bonnes Sœurs qu'elles aimaient si tendrement, font croître des fleurs sur leurs tombes. Le petit enclos qui les renferme est l'endroit qui m'est le plus cher au monde. Je suis loin d'être privée d'elles autant que vous pouvez le penser, car, avec ce que vous appelez mes folles idées, il me semble que je les ai toujours autour de moi. D'ailleurs le temps de la séparation ne sera pas long.
Page 11 - C'était en effet un lit charmant: une mousse épaisse et verte, de l'ombre sous un arbre et un chaud soleil. Sur ma tête, la voûte du ciel d'un bleu d'azur; autour de moi, toutes les rumeurs du printemps, tout allégresse et mélodie; et ces douces fleurs, les clochettes des bois, et tous ces bouquets sauvages que j'avais cueillis en chemin. J'étais là, mon cœur d'enfant aussi innocent que jamais cœur d'enfant ait pu l'être, me remplissant d'amour pour Dieu et pour ses œuvres. Même à présent,...
Page 111 - J'obéirai à la volonté de ceux pour qui je me sens le plus d'éloignement; et, pour l'amour de Dieu, je me mettrai sous les pieds de tout le monde." La mère Seton avait sur elle-même un tel empire, qu'à l'extérieur rien ne trahissait les souffrances de son âme. Pour tous ceux qui l'approchaient, elle fut toujours un modèle d'amabilité et de douceur. XXV Après le temps fixé pour l'essai des règles, dix-huit religieuses firent profession.
Page 65 - ... torpeur qui précède souvent la mort, et qui, s'étant appesantie par degrés sur elle, lui avait apporté du calme pendant la nuit. Elle me montra du doigt, juste en face de sa fenêtre, un léger nuage, tout baigné de lumière et de soleil; et souriant d'un doux sourire: "Chère sœur, me ditelle, si ce rayon de gloire est si délicieux, que sera donc la présence de notre Dieu dans le ciel! "... " Elle disait: " Nous vous louons et nous vous glorifions avec les anges et les archanges et...
Page 30 - Le ton de sa voix, qui de nouveau m'exhortait avec douceur à me tourner vers le bon Dieu, m'a fait lever les yeux sur lui. Son grand chapeau, qu'il venait d'ôter, m'avait caché jusqu'alors ses cheveux blancs, avec une bonne et douce figure. Il m'a dit: "J'ai été marié; j'avais une femme que j'aimais, que j'aimais, ah!... elle m'a donné une petite fille, et elle est morte presqu'aussitôt après, en me recommandant son enfant.
Page 27 - ... la cheminée avec un bruit de tonnerre, qui éteint presque notre lumière et s'abat sur William par toutes les fentes des murs; si dans tout cela, nous ne voyions pas l'effet du vouloir de Dieu; si dans le délaissement de notre situation, nous ne voyions pas l'accomplissement des desseins de Dieu qui règle tous les événements de notre vie, vraiment nous serions bien à plaindre. Voici une heure qu'il a eu une violente crise de toux, et il a encore craché du sang. Il fait tout ce qu'il peut...
Page 87 - Je ne finirai pas sans vous dire que vous devrez compter sur moi en toute circonstance où il serait en mon pouvoir de m'employer pour vous; et sans vous assurer que si vous aviez le moindre besoin de mes encouragements, ils ne vous feraient pas défaut pour vous aider à persévérer dans la constance que vous avez montrée au milieu de vos épreuves.
Page 41 - ... les visites et la société lui eussent été une si grande consolation dans l'affliction où il est. Lorsque je remercie Dieu de ce qu'il m'a créée et de ce qu'il me conserve, je le remercie maintenant avec une ardeur que je ne m'étais pas connue. " Ne rien attendre que de Dieu seul pour l'âme et pour le corps de mon William; adoucir et consoler de pareilles heures d'accablement et de souffrance; le secourir en de telles défaillances, ce que nul ne peut faire ici, hors moi seule après...
Page 106 - L'éternité, c'était le mot de prédilection d'Anna. Je le trouve écrit sur tout ce qui lui appartenait, sur ses livres, sur ses cahiers, sa musique; sur les murs de sa petite chambre, partout ce mot là.
Page 44 - ... Tout préparé pour cette heure que je redoute. A dix heures, tout était prêt. A onze heures, deux hommes ont assis mon William sur leurs bras, pour le porter du lazaret à la voiture des Filicchi. Je lui tenais la main. Une foule de gens nous entouraient et répétaient avec des soupirs: Poverino! Le cœur me battait à croire que j'allais me trouver mal, de la crainte que j'avais de le voir mourir. Mais le grand air l'a ravivé. Son esprit était tout remonté. Il s'est soutenu pendant un...

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