Les vies des plus illustres philosophes de l'antiquité: avec leurs dogmes, leurs systèmes, leur morale et leurs sentences les plus remarquables; traduites du grec (Google eBook)

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Lefèvre, 1840 - Philosophers, Ancient - 504 pages
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Page 498 - II est impossible de vivre agréablement sans la prudence, sans • l'honnêteté et sans la justice. La vie de celui qui pratique l'excellence » de ces vertus se passe toujours dans le plaisir; de sorte que l'homme » qui est assez malheureux pour n'être ni honnête, ni prudent, ni juste, » est privé de ce qui peut faire la félicité de la vie. » XVI « Le sage ne peut et ne doit jamais avoir qu'une fortune très-mé...
Page 277 - Zénon disait que rien ne sied plus mal que l'orgueil, surtout aux jeunes gens et qu'il ne suffit pas de retenir les phrases et les termes d'un bon discours, mais qu'il faut s'appliquer à en saisir l'esprit, afin de ne pas le recevoir comme on avale un bouillon, ou quelque autre aliment. Il recommandait la bienséance aux jeunes gens, dans leur démarche, leur air et leur habillement, et leur citait fréquemment ces vers d'Euripide sur Canapée :
Page 367 - ... de là est venue la dualité, qui est infinie, et qui est subordonnée à l'unité comme à sa cause ; que de l'unité et de la dualité infinie proviennent les nombres, des nombres les points, et des points les lignes ; que des lignes procèdent les figures planes, des figures planes les solides, des solides les corps, qui ont quatre éléments, le feu, l'eau, la terre et l'air ; que de l'agitation et des changements de ces quatre éléments dans toutes les parties de l'univers résulte le monde,...
Page 92 - Cela ne jette pas une bien vive lumière sur la question. Ils paraissent cependant avoir compris les premiers la nature relative du plaisir et de la peine, ou du moins leur indépendance à l'égard de la perfection morale. Ils soutenaient, comme le rapportait Hippobatas, dans son livre des Sectes, que « le plaisir est un bien, lors même qu'il naît d'une chose déshonnête, et que le caractère honteux de la cause qui le produit n'empêche pas qu'on ne le doive regarder comme un bien.
Page 190 - ... recommandations ; mais d'autres veulent que ce soit Diogène qui la définissait ainsi , et qu'Aristote disait que la beauté est un don; Socrate, qu'elle est une tyrannie de peu de durée ; Théophraste , une tromperie muette; Théocrite, un beau mal; Carnéade , une reine sans gardes. On demandait à Aristote quelle différence il y avait entre un homme savant et un ignorant : Celle qu'il ya, dit-il , entre un homme vivant et un cadavre. Il disait que la culture de l'esprit sert d'ornement...
Page 494 - Cette volupté, qui est le centre de notre bonheur, n'est autre chose que d'avoir l'esprit sans aucune agitation, et le corps exempt de douleur; l'ivrognerie, l'excès des viandes, le commerce criminel des femmes, la délicatesse des boissons et tout ce qui assaisonne les bonnes tables n'ont rien qui conduise à une agréable vie : il n'ya que la frugalité et la tranquillité de l'esprit qui puissent produire cet...
Page 239 - H ^èv -a àfafà .xapa1lisait que « lorsqu'il avait besoin d'argent, il en demandait à ses amis, plutôt comme une restitution que comme un présent » (Diog. L., V, 2). Il ne faut pas que la fierté nous empêche de faire appel au bon cœur de nos amis. De même, dit Aristote, reprenant le mot de Démétrius, « on devra aller vers les malheureux sans qu'ils nous « appellent et avec empressement, car il est beau de
Page 210 - métrius que j'ai affranchi depuis longtemps , aura » avec le prix de son rachat que je. lui remets , cinq » mines ( 45o fr. ) , un manteau et une robe , afin » qu'après avoir beaucoup travaillé à mon service, » il ait une vie honorable. Je dispense pareillement » .Criton de Chaleédoine de l'obligation de racheter sa > liberté , et lui assigne quatre mines ( 36o fr. ) J'af...
Page 84 - C'est, répondit-il, que, si toutes les lois venaient à s'anéantir, leur conduite n'en serait pas moins uniforme. Pourquoi, lui dit Denys, voit-on les philosophes faire la cour aux riches, et ne voit-on pas les riches la faire aux philosophes?
Page 340 - ... qu'Antigone, son disciple, lui demanda pourquoi il pompait de l'eau, et s'il ne faisait rien de plus, et qu'à cette question Cléanthe répondit : « Est-ce que je ne bêche et n'arrose point la terre? Ne fais-je pas tout au monde par amour pour la philosophie ? » Zénon lui-même l'exerçait à ces travaux, et voulait qu'il lui apportât chaque fois une obole de son salaire. En ayant rassemblé une assez grande quantité, il les montra à ses amis et leur dit : « Cléanthe pourrait, s'il...

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