Le réalisme du romantisme (Google eBook)

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Hachette et cie, 1912 - French literature - 313 pages
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Page 165 - Mon Dieu! quelle guerre cruelle! Je trouve deux hommes en moi : L'un veut que, plein d'amour pour toi, Mon cœur te soit toujours fidèle, L'autre, à tes volontés rebelle, Me révolte contre ta loi.
Page 211 - Mais nous, que la raison à ses règles engage, Nous voulons qu'avec art l'action se ménage : Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli.
Page 118 - Pourquoi Ceux-ci toujours devant, ceux-là toujours derrière ? Et sur l'Académie, aïeule et douairière, Cachant sous ses jupons les tropes 8 effarés, Et sur les bataillons d'alexandrins carrés. Je fis souffler un vent révolutionnaire. Je mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire. Plus de mot sénateur ! plus de mot roturier...
Page 108 - Les ombres par trois fois ont obscurci les cieux, Depuis que le sommeil n'est entré dans vos yeux ; Et le jour a trois fois chassé la nuit obscure, Depuis que votre corps languit sans nourriture.
Page 242 - C'est le puissant travail de soi sur soi, où la France, par son progrès propre, va transformant tous ses éléments bruts. De l'élément romain municipal, des tribus allemandes, du clan celtique, annulés, disparus, nous avons tiré à la longue des résultats tout autres, et contraires même, en grande partie, à tout ce qui les précéda.
Page 160 - Homme, si, le cœur plein de joie ou d'amertume, Tu passais vers midi dans les champs radieux. Fuis ! la nature est vide et le soleil consume : Rien n'est vivant ici, rien n'est triste ou joyeux. Mais si, désabusé des larmes et du rire, Altéré de l'oubli de ce monde agité, Tu veux, ne sachant plus pardonner ou maudire, Goûter une suprême et morne volupté, Viens ! Le soleil te parle en paroles sublimes ; Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ; Et retourne à pas lents vers les cités...
Page 139 - Grimpent sur mes genoux ; les grands ont un air grave ; Ils m'apportent des nids de merles qu'ils ont pris, Des albums, des crayons qui viennent de Paris ; On me consulte, on a cent choses à me dire, On parle, on cause, on rit surtout ; — j'aime le rire, Non le rire ironique aux sarcasmes moqueurs, Mais le doux rire honnête ouvrant bouches et cœurs, Qui montre en même temps des âmes et des perles. — J'admire les crayons, l'album, les nids de merles ; Et quelquefois on dit quand j'ai bien...
Page 129 - Booz ne savait point qu'une femme était là, Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d'elle, Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle; Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.
Page 165 - Hélas ! en guerre avec moi-même, Où pourrai-je trouver la paix ? Je veux, et n'accomplis jamais. Je veux, mais, ô misère extrême ! Je ne fais pas le bien que j'aime, Et je fais le mal que je hais.
Page 287 - Je me souviens d'avoir eu des battements de cœur, d'avoir ressenti un plaisir violent en contemplant un mur de l'Acropole, un mur tout nu (celui qui est à gauche quand on monte aux Propylées). Eh bien! je me demande si un livre, indépendamment de ce qu'il dit, ne peut pas produire le même effet? Dans la précision des assemblages, la rareté des éléments, le poli de la surface, l'harmonie de l'ensemble, n'y at-il pas une vertu...

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