Oeuvres complètes de Voltaire: Poésies (Google eBook)

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Carez, Thomine et Fortic, 1821
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Page 353 - S'embellissait dans des eaux de jasmin. A son souper un surtout de Germain Et trente plats chargeaient sa table ronde Des doux tributs des forêts et de l'onde. Je voulus vivre en fermier général : Que voulez-vous, hélas! que je vous dise? Je payai cher ma brillante sottise, En quatre mois je fus à l'hôpital. Voilà mon sort, il faut que je l'avoue. Conseillez-moi. — Mon ami, je te loue D'avoir enfin déduit sans vanité Ton cas honteux, et dit la vérité; Prête l'oreille à mes avis fidèles....
Page 30 - Et l'art de le connaître, et celui de jouir. Les plaisirs sont les fleurs que notre divin maître Dans les ronces du monde autour de nous fait naître.
Page 438 - L'univers m'embarrasse , et je ne puis songer Que cette horloge existe, et n'ait point d'horloger '. Mille abus, je le sais, ont régné dans l'Eglise; Fleury le confesseur en parle avec franchise 2.
Page 108 - Que peut donc de l'esprit la plus vaste étendue ? Rien : le livre du sort se ferme à notre vue. L'homme, étranger à soi, de l'homme est ignoré. Que suis-je, où suis-je, où vais-je, et d'où suis-je tiré ? Atomes tourmentés sur cet amas de boue, Que la mort engloutit, et dont le sort se joue, Mais atomes pensants, atomes dont les yeux, Guidés par la pensée, ont mesuré les cieux ; Au sein de l'infini nous élançons notre être, Sans pouvoir un moment nous voir et nous connaître.
Page 14 - D'un artisan suprême impuissantes machines, Automates pensants, mus par des mains divines, Nous serions à jamais de mensonge occupés, Vils instruments d'un Dieu qui nous aurait trompés.
Page 329 - Enfants du goût, se montre à vos regards. De mille mains l'éclatante industrie De ces dehors orna la symétrie. L'heureux pinceau, le superbe dessin Du doux Corrège et du savant Poussin Sont encadrés dans l'or d'une bordure ; C'est Bouchardon qui fit cette figure, Et cet argent fut poli par Germain.
Page 84 - Notre cœur égaré, sans guide et sans appui, Est brûlé de désirs, ou glacé par l'ennui ; Nul de nous n'a vécu sans connaître les larmes. De la société les secourables charmes Consolent nos douleurs, au moins quelques instants : Remède encor trop faible à des maux si constants.
Page 347 - Impuncment le théâtre, la chaire, Et je mentis pour dix écus par mois. Quel fut le prix de ma plate manie? Je fus connu, mais par mon infamie, Comme un gredin que la main de Thémis A diapré de nobles fleurs de lis , Par un fer chaud gravé sur l'omoplate.
Page 30 - Quittons les voluptés pour savoir les reprendre. Le travail est souvent le père du plaisir : Je plains l'homme accablé du poids de son loisir. Le bonheur est un bien que nous vend la nature.
Page 214 - Ton goûte à propos Les mets exquis, les bons vins, les bons mots; Et sans être ivre il faut sortir de table. Il faut, la nuit, tenir entre deux draps Le tendre objet que votre cœur adore, Le...

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