Le misantrope du Marais, ou, La jeune Bretonne: historiette des temps modernes (Google eBook)

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Dufey et Vezard, 1832 - 394 pages
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Page 192 - C'était, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune, Comme un point sur un i. Lune, quel esprit sombre Promène au bout d'un fil Dans l'ombre, Ta face et ton profil?
Page 299 - Marie. J'ai pour tout nom Didier. Je n'ai jamais connu Mon père ni ma mère. On me déposa nu, Tout enfant, sur le seuil d'une église. Une femme, Vieille et du peuple, ayant quelque pitié dans l'âme, Me prit, fut ma nourrice et ma mère, en chrétien M' éleva, puis mourut, me laissant tout son bien, Neuf cent livres de rente à peu près, dont j'existe.
Page 193 - Es-tu l'œil du ciel borgne? Quel chérubin cafard Nous lorgne Sous ton masque blafard? N'es-tu rien qu'une boule? Qu'un grand faucheux bien gras Qui roule Sans pattes et sans bras? Es-tu, je t'en soupçonne, Le vieux cadran de fer Qui sonne L'heure aux damnés d'enfer? Sur ton front qui voyage, Ce soir ont-ils compté Quel âge A leur éternité?
Page 100 - Elle file, elle coud, et garde à la maison Un père vieux, aveugle et privé de raison. Si, pour chasser de lui la terreur délirante, La prend dans sa chanson, pousse en sifflant un cri, Et lance les graviers de son poumon meurtri.
Page 348 - qui n'est pas réellement et franchement sans-culotte : « la pitié, la sensibilité, sont des crimes de lèse-li« berté... Tuez tous les ennemis nés de la république, « si vous ne voulez pas qu'ils tuent la république , la « sainte et immortelle république — Ce n'est pas assez « de guillotiner les conspirateurs , il faut guillotiner « les fortunes coupables Allez dans les maisons « des conspirateurs, vous en avez le droit; saisissez « leur or, et venez le déposer sur l'autel de...
Page 349 - assez de guillotiner les conspirateurs ; il faut guillotiner les fortunes cou» pables : allez dans les maisons des contre-révolutionnaires , vous en avez » le droit; saisissez leur or, et venez le déposer sur l'autel de la patrie.
Page 194 - L'autre jour dans les bois, le berger Tircis, qui Endure de Philis les rigueurs inhumaines, Lui faisait une longue kyrielle de ses peines.
Page 347 - ... dont le territoire ait été sillonné , pendant deux ans , par des chariots chargés de l'instrument de mort , accompagnant la marche triomphale de deux cents proconsuls ; chez laquelle les assassins dans les places publiques , les orateurs des sociétés populaires dans- les temples , aient dit : « II faut chaque jour -un bain de sang à la liberté ; on « n'en saurait trop verser pour la république; » une nation dont les législateurs sur leurs sièges , et...
Page 347 - ... signe de trahison. Ce qui constitue la république » est la destruction de tout ce qui lui est contraire. » Collot-d'Herbois , parlant des assassinats juridiques de chaque jour, dit froidement : « Nous procurons une » transpiration salutaire au corps politique. » Vadier avait coutume de dire ; « Il faut étêter le corps social » pour que la république pousse de fortes racines : ce » n'est que trois cent mille tètes environ à faire sauter.
Page 346 - Le sang du crime féconde le sol de la » liberté et affermit sa puissance sur des bases iné« branlables. » Fouché à Collot-d'Herbois , son collègue et son ami (en mission à Toulon) : «Et nous aussi, mon ami, » nous avons contribué à la prise de Toulon (V. 19 dé...

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