Théorie des sentimens agréables: où, Après avoir indiqué les règles que la nature suit dans la distribution du plaisir, on établit les principes de la théologie naturelle et ceux de la philosophie morale (Google eBook)

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Debure père, 1774 - Happiness - 352 pages
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Popular passages

Page 205 - ... des sentiments agréables; qui, en nous composant de diverses facultés, a voulu qu'il n'y en eût aucune dont l'exercice ne fût un plaisir? Les biens que nous possédons sont-ils donc empoisonnés par l'idée que ce sont des présents d'une intelligence bienfaisante?
Page 106 - Motte , déplaît-elle prefque toujours dans la Mufique ? C'eft que l'objet principal du Muficien eft de charmer par les fons , & il ne peut mieux y réuffir qu'en les variant. Mais le...
Page 198 - Surviennent ; & le fentiment douloureux eft proportionné à la force qui les déchire, afin qu'à proportion que le mal eft plus grand, on fe hâte davantage d'en repoufler la caufe, ou d'en chercher le reméde.
Page 236 - ... en eux un principe certain de regrets & de douleur. Ce font des malades , qui dans leur fièvre chaude croient fe guérir en bleflant ce qu'ils rencontrent.
Page 202 - J'appelle à témoin de cette profusion de sentiments agréables, dont Dieu nous prévient, la peinture, la sculpture, l'architecture, tous les objets de la vue; la musique, la danse, la poésie, l'éloquence, l'histoire, toutes les sciences, toutes les occupations; l'amitié, la tendresse, enfin tous les mouvements du corps, de l'esprit et du cœur. M. Bayle et quelques autres philosophes, attendris sur les maux du genre humain, ne s'en croient pas suffisamment...
Page 162 - Ce n'eft pas feulement le degré du mouvement dans les fibres du cerveau, qui y fait. éclorre le plaifir ; c'eft principalement le rapport qu'ont entr'eux les différens mouvemens qui y font imprimez.
Page 230 - ... seulement ceux qui en sont les victimes , c'est une sorte de serpent qui commence par déchirer le sein de celui qui le porte. Elle prend naissance dans l'avidité des richesses ou dans celle des honneurs , et en fait sortir avec elle un germe d'inquiétude et de chagrin. L'habitude de la justice et de la bienveillance qui nous rend heureux , principalement par les mouvemens de notre cœur, nous le rend aussi par les sentimens qu'elle inspire à ceux qui nous approchent ; un homme juste et bienfaisant...
Page 247 - S'il eft vrai quel' efpérance foit un fentiment „ eiTentiellement agréable, & que fon agrément ,, foit proportionné à la grandeur du bien qui en ., eft l'objet, il ne peut y avoir...
Page 224 - La sagesse écarte loin de nous le chagrin, elle garantit même de la douleur, qui, dans les tempéraments bien conformés, ne doit guère sa naissance qu'aux excès : lorsqu'elle ne peut la prévenir, elle en émousse du moins l'impression, toujours d'autant plus forte qu'on y oppose moins de courage. Les...
Page 237 - De tons les devoirs que nous impofent nos différentes liaifons , il n'en eft point qui paroiflent plus au-deffus de la nature humaine, que ceux de la parfaite amitié : elle nous ordonne de renoncer, en faveur de notre ami, à nos intérêts les plus chers, & nous le fait envifager comme la portion de nous-mêmes la plus précieufe.

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