Iphigénie. Phedre. Esther. Athalie (Google eBook)

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L.E. Herhan, 1801 - French drama
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Page 119 - Attendent mon époux pour le désabuser. Mourons : de tant d'horreurs qu'un trépas me délivre. Est-ce un malheur si grand que de cesser de vivre? La mort aux malheureux ne cause point d'effroi : Je ne crains que le nom que je laisse après moi.
Page 144 - Cependant, sur le dos de la plaine liquide, S'élève à gros bouillons une montagne humide. L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux, Parmi des flots d'écume, un monstre furieux.
Page 235 - J'ai senti tout à coup un homicide acier Que le traître en mon sein a plongé tout entier.
Page 156 - Tu le vois tous les jours devant toi prosterné, Humilier ce front de splendeur couronné ; Et, confondant l'orgueil par d'augustes exemples, Baiser avec respect le pavé de tes temples. De ta gloire animé, lui seul, de tant de rois, S'arme pour ta querelle , et combat pour tes droits. Le perfide intérêt, l'aveugle jalousie, S'unissent contre toi pour l'affreuse hérésie; La discorde...
Page 134 - Misérable! et je vis? et je soutiens la vue De ce sacré soleil dont je suis descendue? J'ai pour aïeul le père et le maître des Dieux: Le ciel, tout l'univers est plein de mes aïeux. Où me cacher?
Page 112 - Faibles projets d'un cœur trop plein de ce qu'il aime! Hélas! je ne t'ai pu parler que de toi-même. Venge-toi, punis-moi d'un odieux amour. Digne fils du héros qui t'a donné le jour, Délivre l'univers d'un monstre qui t'irrite. La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte! Crois-moi, ce monstre affreux ne doit point t'échapper.
Page 133 - Ah douleur non encore éprouvée ! A quel nouveau tourment je me suis réservée ! Tout ce que j'ai souffert, mes craintes, mes transports, La fureur de mes feux, l'horreur de mes remords, Et d'un refus cruel l'insupportable injure N'était qu'un faible essai du tourment que j'endure.
Page 97 - D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables. Par des vœux assidus je crus les détourner: Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner; De victimes moi-même à toute heure entourée, Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée. D'un incurable amour remèdes impuissants!
Page 199 - N'est point tel que l'erreur le figure à vos yeux. L'Eternel est son nom, le monde est son ouvrage ; II entend les soupirs de l'humble qu'on outrage, Juge tous les mortels avec d'égales lois, Et du haut de son trône interroge les rois. Des plus fermes États la chute 'épouvantable, Quand il veut, n'est qu'un jeu de sa main redoutable.
Page 259 - Jéhu laisse d'Achab l'affreuse fille en paix, Suit des rois d'Israël les profanes exemples, Du vil dieu de l'Egypte a conservé les temples ; Jéhu, sur les hauts lieux enfin osant offrir Un téméraire encens que Dieu ne peut souffrir, N'a , pour servir sa cause et venger ses injures , Ni le cœur assez droit, ni les mains assez pures. Non, non : c'est à Dieu seul qu'il nous faut attacher.

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