Les Géorgiques (Google eBook)

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1806
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Page 90 - Un jour le laboureur, dans ces mêmes sillons Où dorment les débris de tant de bataillons, Heurtant avec le soc leur antique dépouille, Trouvera, plein d'effroi, des dards rongés de rouille, Verra de vieux tombeaux sous ses pas s'écrouler, Et des soldats romains les ossements rouler.
Page 83 - Sin ortu quarto (namque is certissimus auctor) Pura neque obtunsis per caelum cornibus ibit, Totus et ille dies et qui nascentur ab illo Exactum ad mensem pluvia ventisque carebunt, 435 Votaque servati solvent in litore nautae Glauco et Panopeae et Inoo Melicertae.
Page 231 - Esse apibus partem divinae mentis, et haustus 220 .^Etherios dixere ; Deum namque ire per omnes Terrasque, tractusque maris, caelumque profundum. Hinc pecudes, armenta, viros, genus omne ferarum, Quemque sibi tenues nascentem arcessere vitas.
Page 256 - C'en est fait ; un coup d'œil a détruit son bonheur : Le barbare Pluton révoque sa faveur, Et des enfers , charmés de ressaisir leur proie , Trois fois le gouffre avare en retentit de joie. Eurydice s'écrie...
Page 251 - Non te nullius exercent numinis irae ; ' Magna luis commissa : tibi has miserabilis Orpheus 'Haudquaquam ob meritum poenas, ni fata resistant, 455 'Suscitat, et rapta graviter pro coniuge saevit. 'Ilia quidem, dum te fugeret per flumina praeceps, ' Immanem ante pedes hydrum moritura puella 'Servantem ripas alta non vidit in herba.
Page 74 - S'élève, s'épaissit, se déchire, et soudain La pluie à flots pressés s'échappe de son sein ; Le ciel descend en eaux , et couche sur les plaines Ces riantes moissons , vains fruits de tant de...
Page 67 - Nosque ubi primus equis Oriens afflavit anhelis, Illic sera rubens accendit lumina Vesper...
Page 78 - Soulèvent en grondant et balancent leurs ondes ; Tantôt court sur la plage un long mugissement, Et les noires forêts murmurent sourdement. Que je plains les nochers, lorsqu'aux prochains rivages, Les plongeons effrayés, avec des cris sauvages, Volent du sein de l'onde ; ou quand l'oiseau des mers Parcourt en se jouant les rivages déserts ; Ou lorsque le héron, les ailes étendues, De ses marais s'élance et se perd dans les nues ! Quelquefois de l'orage avant-coureur brûlant, Des cieux se...
Page 65 - Idcirco certis dimensum partibus orbem per duodena regit mundi sol aureus astra. quinque tenent caelum zonae: quarum una corusco semper sole rubens et torrida semper ab igni; quam circum extremae dextra...
Page 258 - Telle sur un rameau durant la nuit obscure , Philomèle , plaintive , attendrit la nature , Accuse en gémissant l'oiseleur inhumain Qui , glissant dans son nid une furtive main , Ravit ces tendres fruits que l'amour fit éclore, Et qu'un léger duvet ne couvrait pas encore.

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