Musique et musiciens au XVIIe siècle: Correspondance et oeuvre musicales de Constantin Huygens (Google eBook)

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E. J. Brill, 1882 - Music - 84 pages
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Page ccxxix - Elle a cinq instruments dont je suis amoureux : Les deux premiers, ses mains ; les deux autres, ses yeux ; Pour le plus beau de tous, le cinquième qui reste, II faut être fringant et leste.
Page lxxxi - Or pour commencer cet examen, il faut premierement supposer que la musique, et par consequent les airs, sont faictz particulierement et principalement pour charmer l'esprit et l'oreille et pour nous faire passer la vie avec un peu de douceur parmy les amertumes qui s'y rencontrent. Car de s'imaginer que la musique serve pour nous persuader le dessein du musicien aussy...
Page xxxix - Et je dirai seulement ici, que je crois les avoir assez fréquentés, pour connaître qu'ils ne sont pas de ces simples qui se persuadent qu'on ne peut être bon catholique qu'en favorisant le parti du Roi qu'on nomme catholique, ni de ces séditieux qui le persuadent aux simples ; et qu'ils sont trop dans le bon sens et dans les maximes de la bonne Morale. A quoi j'ajoute qu'ils sont ici trop accommodés et trop à leur aise, dans la médiocrité de leur condition ecclésiastique, et qu'ils chérissent...
Page ccxxxii - Questions harmoniques dans lesquelles sont contenues plusieurs choses remarquables pour la physique, pour la morale et pour les autres sciences.
Page xxxix - Ce que je n'écris pas à dessein de vous en faire des reproches : car, au contraire, je les ai trouvés si braves gens, si vertueux, et si exempts des qualités pour lesquelles j'ai coutume en ce pays d'éviter la fréquentation de ceux de leur robe, que je compte leur connaissance entre les obligations que je vous ai.
Page xxxix - Bannius, de qui j'ai acquis la connoissance par l'estime qu'il avoit ouï que vous faisiez du petit Traité de musique qui est autrefois échappé de mes mains; et l'autre est son intime ami , M. Bloemert, que j'ai aussi connu par même occasion. Ce que je n'écris pas à dessein de vous en faire des reproches : car au contraire je les ai trouvés si braves gens , si vertueux et si exempts des qualités pour lesquelles j'ai coutume en ce pays d'éviter la fréquentation de ceux de leur robe, que...
Page xxxix - Bannius de qui j'ai acquis la connaissance par l'estime qu il avait ouï que vous faisiez du petit traité de la musique qui est autrefois échappé de mes mains ; et l'autre est son intime ami, M. Bloemert que j'ai aussi connu par même occasion. Ce que je ne vous écris pas à dessein de vous en faire des reproches : car au contraire je les ai trouvés si braves gens, si vertueux, si exempts des qualités pour lesquelles j'ai coutume en ce pays d'éviter la fréquentation de ceux de leur robe,...
Page lxxxi - Je ne veux pas nier que certains airs, bien faits selon la lettre, n'esmeuvent à la pitié, à la compassion, au regret et à d'autres passions, mais seulement que ce n'est pas là leur but principal, mais de resjouir, ou même de remplir les sçavants auditeurs d'admiration.
Page cclxv - A vous parler franchement, c'est, en ces matières, le plus grand de mes déplaisirs, de ne trouver à qui parler, c'est-à-dire à qui me faire entendre. Il est vray qu'il se trouve peu de gens qui n'ayment le son de quelqu'instrument, mais combien en rencontrons-nous de capables de discerner le bon d'avec le mauvais...
Page 7 - ... de façon et d'usage. Aussi y en a il une diversité infinie , qui toute revient à la force du vent, ou du cheval, ou de l'homme, ou de quelque ruisseau mouvant, choses ordinaires, et prou cognues par tout le monde, non que de vous, Monsieur, qui n'en voulez point ignorer.

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