Mémoires du duc de Choiseul: 1719-1785 (Google eBook)

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Plon-Nourrit, 1904 - France - 467 pages
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Popular passages

Page 360 - .que l'on s'était trop moqué du confesseur du feu roi quand M. le comte de Toulouse était arrivé au monde, et qu'il ne voulait pas qu'il lui en arrivât autant. » Je n'eus rien à répondre à un semblable motif, et, après avoir épuisé tout ce que le désir que j'avais...
Page 358 - Au commencement de 1752, déterminée par des motifs dont il est inutile de rendre compte, à ne conserver pour le Roi que les sentiments de la reconnaissance et de l'attachement le plus pur, je le déclarai à Sa Majesté, en la suppliant de faire consulter les docteurs de Sorbonne, et d'écrire à son confesseur pour qu'il en consultât d'autres, afin de trouver les moyens de me laisser auprès de sa personne, puisqu'il le désirait, sans être exposée au soupçon d'une faiblesse que je n'avais...
Page 394 - Je ne mets pas de légèreté dans mes principes et dans l'honnêteté que je professe : dans mes formes il peut y en avoir. Je ne suis dissipé que quand je n'ai rien à faire; c'est l'affaire de ma santé et de ma force. Il me semble que jamais mes plaisirs n'ont retardé mes devoirs : je ne mêle point l'un avec l'autre ; j'ai simplement et naturellement l'attention que la dissipation ne nuise pas aux devoirs.
Page 360 - Sacy, mon cœur n'en était pas moins déchiré de ma situation ; j'en parlai à un honnête homme en qui j'avais confiance, il en fut touché et il chercha les moyens de la faire cesser. Un abbé de ses amis, aussi savant qu'intelligent , exposa ma position à un homme fait ainsi que lui pour la juger ; ils pensèrent l'un et l'autre que ma conduite ne méritait pas la peine que l'on me faisait éprouver.
Page 364 - Je représentai alors que j'avais pu gêner ma liberté pour mettre à profit quelques talents dans les ambassades, mais que j'aurais bien de la peine à l'asservir aux sérieuses et continues occupations d'un ministère. Je méprisais, autant par principes que par caractère, les intrigues de la cour, et je prévoyais que je serais le dernier à m'en apercevoir, quand elles seraient contre moi.
Page 194 - ... entre nous que le Roi s'en portât bien et que ce fût le dernier trait de son goût, dont nous fussions témoins, pour la mauvaise compagnie.
Page 262 - J'ordonne à mon cousin le duc de Choiseul de remettre la démission de sa charge de secrétaire d'Etat et de surintendant des Postes entre les mains du duc de La Vrillière et de se retirer à Chanteloup jusqu'à nouvel ordre de ma part.
Page 396 - ... bés ceux qui les exercent. » Il conseille au roi, quand il aura choisi des ministres quelconques, de leur accorder sa confiance entière, et de ne pas les laisser miner et détruire par de sourdes intrigues : « Alors .uniquement occupés » de votre service, ils feront trembler à la ville...
Page 359 - P. de Sacy en fut entouré et me dit qu'il me refuserait les sacrements tant que je serais à la Cour. Je lui représentai tous les engagements qu'il m'avait fait prendre, la différence que l'intrigue avait mise dans sa façon de penser, etc.
Page 365 - De sorte que, par les engagements pris par la politique en 1757, les subsides montaient à près de 52 millions, somme aussi exorbitante qu'impossible à payer. Telle était, en précis, l'alliance que Votre Majesté a contractée en 1757. Je ne discuterai pas dans ce mémoire si elle était bonne ou mauvaise, quant au fond ; mais, quant à la forme, je crois pouvoir assurer Votre Majesté qu'au moment où on lui faisait signer un traité si onéreux pour la France et si utile pour la cour de Vienne,...

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