Les binettes contemporaines, Volume 1 (Google eBook)

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G. Havard, 1855 - Authors, French
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Popular passages

Page 47 - Que j'aime à voir dans la vallée Désolée Se lever comme un mausolée Les quatre ailes d'un noir moutier! Que j'aime à voir, près de l'austère Monastère , Au seuil du baron feudataire, La croix blanche et le bénitier! Vous, des antiques Pyrénées Les aînées, Vieilles églises décharnées, Maigres et tristes monuments, Vous que le temps n'a pu dissoudre, Ni la foudre, De quelques grands...
Page 48 - Oh! lorsque l'ouragan qui gagne La campagne, Prend par les cheveux la montagne, Que le temps d'automne jaunit, Que j'aime, dans le bois qui crie Et se plie, Les vieux clochers de l'abbaye, Comme deux arbres de granit ! Que j'aime à voir, dans les vesprées Empourprées, Jaillir en veines diaprées Les rosaces d'or des couvents! Oh! que j'aime, aux voûtes gothiques Des portiques, Les vieux saints de pierre athlétiques Priant tout bas pour les vivants ! SONNET 119 j'aime le premier frisson d'hiver!
Page 50 - Dors-tu content, Voltaire, et ton hideux sourire Voltige-t-il encor sur tes os décharnés ? Ton siècle était, dit-on, trop jeune pour te lire; Le nôtre doit te plaire, et tes hommes sont nés.
Page 43 - Croyez-moi, résistez à vos tentations, Dérobez au public ces occupations , Et n'allez point quitter, de quoi que l'on vous somme , Le nom que dans la cour vous avez d'honnête homme , Pour prendre , de la main d'un avide imprimeur, Celui de ridicule et misérable auteur.
Page 33 - Jamais aucune main sur la corde sonore Ne guida dans ses jeux ma main novice encore. L'homme n'enseigne pas ce qu'inspire le ciel; Le ruisseau n'apprend pas à couler dans sa pente, L'aigle à fendre les airs d'une aile indépendante, L'abeille à composer son miel.
Page 367 - Te demander, comme une aumône, Une goutte d'eau pour fleurir ; Si tu voyais une hirondelle, Un jour d'hiver, te supplier, A ta vitre battre de l'aile, Demander place à ton foyer ; L'hirondelle aurait sa retraite, L'anémone sa goutte d'eau : Pour toi que suis-je, ô Poète, Ou l'humble fleur ou l'humble oiseau ! Tous ceux qui connaissent M.
Page 40 - ... diadème , On ne me verra point changer. Aussi gaie, aussi franche, enfin toujours la même, Je sais jouir de tout sans craindre le danger. Mon bonheur n'est jamais dans ce qui m'environne; II est en moi : rien ne m'étonne.
Page 217 - ... excentriques dont le quai de la Volaille même ne voulait pas se charger. Ce faux nom, qu'il s'est fabriqué, à l'aide d'un Saint et d'une particule, pendant dix ans, personne ne veut le savoir. En vain il se traîne à la suite des romanciers à la mode de chaque semaine, dans les rosés de Ducray-Duminil, dans les tombeaux d'Anne Radcliffe, dans les blasphèmes de Pigault-Lebrun, dans les drôleries de M. Paul de Kock, voire dans les détails historiques de...
Page 217 - Saint Balzac, priez pour nous ! » Qu'en vérité ce serait trop d'honneur leur faire que de les prendre au sérieux. Mais, encore une fois, celui-là, de quoi se plaint-il, et d'où vient cette ingratitude effrénée contre la critique, sa mère nourrice ? Pendant dix ans de sa jeunesse, il a écrit, sous un faux nom, des romans excentriques dont le quai de la Volaille même ne voulait pas se charger. Ce faux nom, qu'il s'est fabriqué, à l'aide d'un Saint et d'une particule, pendant dix ans, personne...
Page 46 - Amour, fléau du monde, exécrable folie, Toi qu'un lien si frêle à la volupté lie, Quand par tant d'autres nœuds tu tiens à la douleur, Si jamais, par les yeux d'une femme sans cœur, Tu peux m'entrer au ventre et m'empoisonner l'âme, Ainsi que d'une plaie on arrache une lame, Plutôt que comme un lâche on me voie en souffrir, Je t'en arracherai, quand j'en devrais mourir.

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